Plusieurs ministres européens se sont montrés critiques avant la réunion. La conseillère fédérale fera valoir que le résultat des urnes n'attaque pas les musulmans ou la liberté religion en Suisse, a-t- elle indiqué lors de son arrivée à Bruxelles.
Interrogée quant à l'image de la Suisse à l'étranger, Mme Widmer- Schlumpf a déclaré que le résultat des urnes ne donnait pas un bon signal. Elle rencontrait lundi ses homologues européens lors du comité mixte Schengen, qui se déroule en parallèle aux réunions ministérielles de la Justice et de l'Intérieur.
«Un abus du système suisse»
Plusieurs ministres européens se sont exprimés sur l'initiative anti-minarets avant leur réunion avec Mme Widmer-Schlumpf. La ministre suédoise de l'intégration Nyamko Sabuni a ainsi souligné qu'il était dommage qu'une telle question ait été soumise à votation. «Il s'agit d'un abus du système suisse de votations», a-t- elle déclaré.
Tobias Billström, le ministre suédois de la justice, partageait cet avis et estimait, qu'il existait «des thèmes, qui ne se prêtent pas à une votation populaire».
Maria Fekter, la ministre autrichienne de l'Intérieur, a rétorqué, à la question de savoir si une telle interdiction serait possible dans son pays, que «la construction de minarets relève de la compétence des «Länder»», car il s'agit d'une question d'aménagement du territoire.