Le tour du lac d’Annecy, en 2?CV, cheveux au vent

Par Marie Prieur le 30.09.2011 à 16:52

Coquette, pratique, carrément mythique, c’est la 2?CV, «la deuche» pour les intimes. Connu et reconnu de toutes les générations, le petit bolide n’a pas perdu de sa superbe au fil des ans. Découvrir Annecy et son lac à son bord, voilà une balade qui promet d’être inoubliable.

Coquette, pratique, carrément mythique, c’est la 2?CV, «la deuche» pour les intimes. Connu et reconnu de toutes les générations, le petit bolide n’a pas perdu de sa superbe au fil des ans. Découvrir Annecy et son lac à son bord, voilà une balade qui promet d’être inoubliable.

C’est le long du Thiou, près de la mairie, que nous retrouvons notre chauffeur. Canotier vissé sur la tête, Patrice Albert est l’un des fondateurs des Deuches du Lac. Depuis le 1er avril 2008, lui et son associé promènent locaux et touristes sur les routes des Pays de Savoie. En cette journée ensoleillée, c’est parti pour le tour du lac. Soit 2?h?30 de balade, bercé par la suspension du véhicule de collection. En voiture, Simone!

Tout commence par un tour en Vieille-Ville. La capote baissée offre une vue des plus originales sur les rues d’Annecy. Ici, c’est l’enseigne d’une pharmacie qu’on n’avait jamais repérée auparavant, là le clocher de l’église Notre-Dame dont la silhouette se découpe sur fond de ciel bleu. «Il y a toujours un sourire quand les gens voient la 2?CV», explique notre guide.

«Ça penche dans les virages»

Bientôt, on quitte les ruelles pour rejoindre le bord de l’eau. Le volant couine à chaque virage et le clignotant d’un autre âge nous ouvre le passage. «Le tour du lac correspond à peu près à la distance d’un marathon», souligne Patrice Albert. La conduite se fait plus sportive, histoire de tester la réactivité du véhicule. Un coup à droite, un coup à gauche. «La 2?CV a la particularité de pencher fortement dans les virages.» Sans jamais se renverser!

La balade se poursuit vers Sévrier. L’eau du lac scintille. Sur l’autre rive, on peut admirer les Dents de Lanfon et la Tournette qui culmine à 2300?mètres. «Ici, on a coutume de dire que tant qu’il y a de la neige sur la Tournette, il ne faut pas se baigner dans le lac.» Arrivé à Duingt, notre carrosse quitte l’axe principal pour s’engager dans les vertes contrées et rejoindre la route d’Entrevernes.

De là-haut, le panorama est à couper le souffle. Les cloches des vaches accompagnent à merveille cet instant de quiétude. «Sous nos pieds, c’est la jonction entre le grand lac et le petit lac. Là, vous pouvez voir le château de Duingt», commente Patrice Albert, en amoureux du lieu.

Marche arrière toute. Nous voilà repartis en direction du village de Duingt. Au milieu des bâtisses en pierre, la deuche se faufile. Mais pourquoi ce choix, d’ailleurs? «Mon ami Jean-Luc Sabelle et moi-même avons vu un reportage sur un jeune qui a lancé cette idée à Paris. Aujourd’hui, il a 25 voitures. On s’est dit que c’était une bonne idée de proposer cela dans notre belle région.»

Une halte à l’abbaye

Une fois Doussard et sa réserve de castors passées, le convoi bascule de l’autre côté du lac. Bien calé dans les sièges rembourrés, on profite de la sensation du vent sur le visage et dans les cheveux. Vitesse maximale: 110?km/h. Dans la montée de Talloires, le bolide met les gaz. «Comme disait Coluche, on entend bien le moteur», sourit Patrice Albert.

On longe tour à tour l’Auberge du Père Bise et le port, avant de faire une halte à l’abbaye pour un café ou une bière en terrasse. L’occasion de découvrir l’intérieur de cet ancien prieuré changé en hôtel. Il est temps de reprendre la route. Un petit coup d’essuie-glace pour y voir plus clair: «Ça fait toujours rigoler», s’amuse le chauffeur. Nouvelle virée dans les hauteurs, direction l’église Saint-Germain cette fois. Autre rive, autre vue splendide sur le lac et les reliefs environnants. Les nuages couronnent le Semnoz.

«Beaucoup de gens ont eu cette voiture dans leur jeunesse. Ils en reconnaissent les sensations, les bruits, même les odeurs». D’où le succès des Deuches du Lac. Nouveau point de vue depuis la terrasse du palace de Menthon, avant de s’engager dans les allées jonchées de villas de Veyrier. Après avoir longé la plage d’Albigny, une pause photo s’impose au casino l’Impérial. Ainsi s’achève une balade sur les chapeaux de roue.

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