Conseil fédéral

«Avec ce temps, c’est bien d’être à l’Intérieur»

Par Fribourg le 22.12.2011 à 17:15

Belfaux en tête, le canton de Fribourg était en liesse pour la réception officielle du conseiller fédéral Alain Berset

«Quand je vois le temps qu’il fait, je suis très heureux d’être à l’Intérieur plutôt qu’au DFAE!» C’est par une boutade de circonstance qu’Alain Berset a attaqué son discours dans son village de Belfaux, hier après-midi. L’ambiance était à la fête et la météo n’a rien pu y changer.

C’est déjà avec un très large sourire aux lèvres que le nouveau conseiller fédéral était arrivé, deux heures et demie plus tôt, sur la voie 3 de la gare de Berne. Il a embarqué dans le train spécial qui devait le conduire à Fribourg. Parmi la centaine d’invités, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, de nombreux parlementaires, et Joseph Deiss, le dernier Fribourgeois à avoir siégé au gouvernement, de 1999 à 2006.

Si les CFF mettent habituellement 22?minutes pour relier les rivales des Zähringen, il en a fallu douze fois plus au «Alain Berset Tour 2012». Journée officielle oblige, le convoi a emprunté des chemins de traverse, faisant halte à Flamatt – première commune fribourgeoise en venant de Berne –, puis Belfaux, village natal d’Alain Berset.

A Flamatt, c’est au son du Winter, d’Hans Althaus, que le nouveau ministre était accueilli. La centaine d’écoliers du village qui l’interprétaient agitaient frénétiquement des petits drapeaux suisses. Une image qui avait «quelque chose de nord-coréen», soulignait en souriant Jean Christophe Schwaab. Le conseiller national faisait partie de la petite délégation vaudoise «contente d’être là et pas rancunière».

Röstigraben franchi, ce sont les paroles éternelles du Vieux chalet de l’abbé Bovet qui attendaient les officiels à leur arrivée à Belfaux. «Pour nous, c’est une immense fierté. Nous ne sommes que la quatrième commune fribourgeoise depuis 1848 qui peut se vanter d’avoir son conseiller fédéral», souligne Andréa Wassmer, conseillère communale, alors que son syndic – pas moins fier – rappelait que Pascal Couchepin avait prédit l’accession d’Alain Berset au gouvernement, alors qu’il n’était encore «que» président du Conseil des Etats.

Emu au moment de monter à la tribune de son village, Alain Berset affirmait alors qu’il n’est «pas possible d’agir si l’on ne connaît pas ses racines, si l’on ne sait pas d’où l’on vient», pour le plus grand plaisir de ses concitoyens, en tête desquels ses trois enfants, son épouse, sa mère et ses grands-parents. Plus tard, sur l’esplanade de l’Université de Fribourg, il avouera connaître les «lourdes responsabilités» qui l’attendent.

A voir la foule massée sur les trottoirs de Fribourg et les 800?personnes réparties entre le hall d’entrée et les jardins de l’université, c’est bien tout le canton qui était à la fête. Une fête à laquelle a aussi participé Ruth Dreifuss, et où tous les cantons romands étaient représentés.

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