Les Suisses ont confiance dans leur système de prévoyance, révèle une grande enquête réalisée par AXA Winterthur. Mais ils aimeraient arrêter de travailler plus tôt: 80% des actifs nourrissent en effet l’espoir de prendre leur retraite une année ou deux plus tôt.
Plus ils sont jeunes, plus ils souhaitent anticiper ce départ: de préférence dès 60 ans plutôt qu’à 62 ans, la moyenne actuelle en Suisse, indiquent les résultats de l’enquête publiée mercredi. En revanche, celle-ci montre que les retraités helvétiques auraient préféré eux, avec le recul, mettre un terme à leur carrière professionnelle un an plus tard.
L’étude «Retirement Scope 2010» a été menée dans 25 pays par le Groupe AXA, auquel appartient AXA Winterthur. Elle est réalisée tous les deux ans. En Suisse, 1021 personnes y ont participé.
Elle dévoile aussi que pour 71% des personnes interrogées en Suisse, la retraite est l’occasion de se lancer dans une nouvelle activité; 63% y voient même la possibilité de donner une orientation différente à leur parcours professionnel ou de se mettre à leur compte.
Transformation du système
Une retraite, cela ne s’improvise pas: 87% des sondés estiment nécessaire de préparer financièrement cette vie de retraité. Mais seuls 41% déclarent avoir épargné en prévision de leurs vieux jours.
Actifs et retraités sont généralement satisfaits des perspectives qui s’offrent à eux pour la troisième phase de leur vie, montre aussi ce sondage: femmes et hommes envisagent la retraite avec une grande sérénité. Par rapport aux personnes interrogées dans d’autres pays, les Suisses considèrent que cette période sera davantage porteuse de promesses que de difficultés.
Par ailleurs, ils ont une grande confiance dans le système des trois piliers: 75% estiment qu’il leur procure une sécurité suffisante. Ce résultat est presque de 20 points supérieur à ce que les personnes interrogées en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Italie ont déclaré au sujet de leur système de prévoyance respectif.
L’enquête montre enfin que les Helvètes s’attendent à ce que le système des trois piliers subisse une transformation. Selon eux, l’AVS - le 1er pilier - verra son importance diminuer, la prévoyance professionnelle - le 2e pilier - conservera sa dimension actuelle tandis que la prévoyance privée - le 3e pilier - sera amenée à jouer un rôle accru.