Servette bouge! C’est en tout cas le message que les dirigeants grenat ont voulu faire passer hier à l’occasion d’une conférence de presse. Mais dans les faits, rien de nouveau n’a été annoncé.
On savait que Majid Pishyar avait créé une société anonyme (SA). Capitalisée à hauteur de 332?000?francs. Pour le budget de la saison prochaine, celle qui doit lancer la remontée en Super League, aucune annonce.
«Je suis là quoi qu’il arrive, assure le président Pishyar. Même si Servette devait tomber en première ligue. Mais nous n’en sommes pas là. Je ne veux pas parler de chiffres maintenant. En fait, Servette est un diamant qu’il faut tailler. Et je suis là pour ça.»
Le futur du club se construit aujourd’hui déjà. Gérard Castella a constaté le manque de percussion offensive de son équipe samedi soir contre Schaffhouse. Apparemment, il veut y remédier. Comme nous l’annoncions hier déjà, l’arrivée d’Eudis semble imminente. Le Brésilien, champion de Suisse il y a deux ans avec Zurich sous les ordres de Favre, pourrait bien être rapidement servettien.
Selon nos informations, le rendez-vous pour la visite médicale est déjà arrêté (ce matin). Signe que l’arrivée d’Eudis est proche. Cela signifierait que Celestini, opéré une première fois pour son genou et à nouveau opéré en décembre, serait biffé de la liste du contingent servettien.
Pour le reste, Majid Pishyar a jeté les bases de fonctionnement de la nouvelle SA.
«Nous définissons les postes et les responsabilités, explique le président de la SA. La catastrophe qui s’est produite en 2005 ne se reproduira pas. Je veux un Servette en Super League.»
Budget de la prochaine
saison? «Je ne veux pas articuler de chiffres, lance Majid Pishyar. Mais nous avons mis en place une cellule de recrutement. Nous sommes aussi sur la piste d’un directeur sportif. Plusieurs noms circulent, dont celui de M. Urfer.»
Au niveau des responsabilités, Philippe Wick, éminence grise du président Pishyar, deviendra manager général du club.
Les objectifs du côté du marketing? «Nous avons actuellement 1500 abonnés, nous voulons passer à 3000 pour la saison prochaine. Nous avons maintenant une SA où chacun a ses responsabilités. Je suis prêt à ouvrir les portes pour de nouveaux investisseurs. Mon budget n’a pas de limite, même si je ne veux pas parler de chiffres. Si Servette perd de l’argent, bien sûr que je serai là pour payer.» Selon Majid Pishyar, Servette doit briguer dès la saison prochaine les premières places de la Challenge League. Cela passe par une politique soutenue sur le plan des transferts, indépendamment des efforts déjà fournis au niveau des infrastructures.
L’avenir est en marche? Il faut maintenant le prouver.