Le médicament, remboursé par les caisses, est commercialisé par deux firmes, Gilead et Bristol-Myers Squibb.
«Ce n’est pas une révolution puisque les substances sont déjà connues, mais il s’agit d’une étape importante sur le plan symbolique», commente le Professeur Bernard Hirschel, responsable de l’unité VIH/Sida des hôpitaux universitaires de Genève. «On peut aujourd’hui traiter le sida avec un seul médicament».
Si les nouveaux comprimés n’arrivent en Suisse qu’aujourd’hui, alors qu’ils sont utilisés depuis 2006 aux Etats-Unis et 2007 en Europe, c’est à cause d’une série de problèmes commerciaux entre les firmes impliquées dans la fabrication d’Atripla. Le nouveau produit combine en effet trois substances: deux développées par Gilead et la troisième par Merck.
Aujourd’hui déjà, les trithérapies standards ont réduit le nombre de comprimés à prendre chaque jour. «Le traitement standard comprenait deux comprimés. Maintenant, on est arrivé à un seul, c’est encore plus confortable», explique le Professeur Hirschel. Le nombre de comprimés peut cependant être plus élevé dans le cas de patients présentant une résistance ou une intolérance face à la thérapie standard.
L’arrivée des trithérapies en 1996 a permis de diminuer la mortalité dûe au sida de plus de 40%. Elle a fait du sida une maladie chronique avec un pronostic à long terme. Grâce à l’augmentation du nombre de médicaments et donc des combinaisons possibles, l’arsenal thérapeutique parvient toujours mieux à soigner les patients chez qui tel ou tel traitement provoque une résistance ou une intolérance.