Ce débat sera dirigé par le président du parti Fulvio Pelli, a indiqué le porte-parole du PLR Noé Blancpain. Il est prévisible que les discussions seront vives car la nouvelle stratégie dite de «l'argent propre» suscite des dissensions au sein du parti.
La section zurichoise devrait présenter une demande émanant du député au Grand Conseil Hans-Peter Portmann. Il exige que le débat n'aborde pas certains points les plus controversés, dont la suppression de la distinction entre évasion et fraude fiscale.
M. Portman fait partie du groupe du PLR ayant planché sur la précédente stratégie concernant la place financière suisse. Il ne comprend pas «que la position établie il y a huit semaines soit jetée par-dessus bord en une nuit», a-t-il dit à l'ATS. Si sa demande devait être rejetée jeudi, il entend mobiliser les voix critiques en vue de l'assemblée des délégués du 24 avril.
Le Parti libéral genevois plaide pour la préservation du secret bancaire et de la distinction entre fraude et évasion ficale. Contacté par l'ATS en début de semaine, le conseiller national libéral genevois Christian Lüscher s'est dit «farouchement opposé» à la stratégie de l'argent propre.
Impôt libératoire
Cette stratégie présentée lundi permettrait de renforcer la place financière et pas seulement de la défendre de manière réactive. Le PLR souhaite donc supprimer la distinction entre évasion et fraude fiscale.
Il propose aussi que la Suisse refuse tout argent non déclaré au fisc. En échange, elle aurait libre accès aux marchés voisins et bénéficierait d'une amnistie pour le passé. Avec les Etats voisins, la solution passe par le prélèvement d'un impôt libératoire, estime le parti.
Banquiers «surpris»
L'Association suisse des banquiers, traditionnellement proche du PLR, s'était également dite «surprise» et «déconcertée» par ces propositions. Elle souhaite que les partis gouvernementaux se rangent derrière la stratégie décidée par le Conseil fédéral il y a deux semaines.