L'interdiction de nourrir les cochons avec des restes de repas en Suisse est une des principales nouveautés de la révision totale de l’ordonnance sur les sous-produits animaux que l’Office vétérinaire fédéral met en consultation jusqu’au 22 novembre.
Il faudra donc trouver un autre usage aux quelque 200’000 tonnes de déchets de cuisines produits chaque année dans les restaurants ou les cuisines industrielles de Suisse. Aujourd’hui déjà, près de 100’000 tonnes de ces déchets, en hausse, sont utilisées dans les installations de production de biogaz et de compostage.
Berne n’a guère le choix si la Suisse veut continuer d’exporter du porc sans restriction en Europe, l’UE interdisant depuis 2006 l’affouragement des restes de repas aux porcs. Il y a deux ans, la Confédération avait tenté de contourner l’interdiction en proposant des règles plus strictes. Un pas que les pays de l’Union européenne ont jugé insuffisant à l’unanimité.
Délai transitoire
Tout au plus la Suisse a-t-elle pu négocier un «long délai transitoire», selon l’Office vétérinaire fédéral (OVF) pour permettra à la branche de se réorganiser.
Pour le reste, la majeure partie des directives de l’ordonnance sur les sous-produits animaux reste inchangée. La révision totale a surtout pour objectif un remaniement complet de la structure de l’ordonnance afin de correspondre au droit européen.
Ainsi l’interdiction de l’utilisation des farines animales dans l’alimentation des animaux de rente est maintenue. Même si la situation sur le front de la vache folle s’est nettement améliorée en Europe et en Suisse, où le dernier cas signalé date de 2006, Berne et l’UE estiment que les conditions cadre pour une réutilisation restrictive de certaines protéines animales dans l’alimentation de la volaille et des porcs ne sont pas encore remplies.