ARCADES

Rémy Pagani veut secourir le petit commerce

Par Marc Moulin le 04.04.2011 à 14:19

Le magistrat a présenté hier un projet de durcissement du Plan d’utilisation des sols.

Face à la presse et à une flopée de commerçants, le magistrat communal Rémy Pagani a présenté lundi une nouvelle mouture du Plan d’utilisation des sols (PUS), en cours d’adoption au Conseil municipal. Cet instrument, développé à partir des années 80, doit s’adapter pour continuer à combattre la «désertification» du centre-ville, selon l’élu d’A Gauche toute!, chargé de l’aménagement et des constructions au sein de l’Exécutif de la Ville de Genève.

La Feuille d’avis officielle a publié vendredi la nouvelle version du PUS, votée le 23 mars en deux débats par le Délibératif de la Ville. Principale nouveauté: sur la base du Plan, on doit pouvoir exiger le maintien du type d’activité prévalant dans un local commercial du centre ou jouxtant les grandes artères. Il s’agit d’éviter que tous les commerces et établissements de proximité ne soient remplacés par des boutiques de luxe. «Cet instrument devra être appliqué avec doigté», a tempéré Rémy Pagani. Jusqu’ici, l’outil permettait seulement de demander le maintien de l’accessibilité publique d’une arcade (pour éviter sa transformation en bureau).

L’enquête publique, qui doit durer jusqu’à début mai, permettra de recueillir des observations sur le texte, avant qu’un vote définitif n’ait lieu. Rémy Pagani l’espère encore pour le mois de mai. Le plan devra encore recevoir l’aval du Conseil d’Etat et sera sujet à d’éventuels recours. La version originale du PUS a donné lieu à de longues procédures. La droite, qui a appuyé en mars le recours à l’enquête publique, reste toutefois sceptique sur le texte: «Si la Ville avait eu les PUS il y a une cinquantaine d’années, nous aurions encore des fabriques en plein centre-ville», relève le radical Adrien Genecand.

La conférence de presse de lundi s’est déroulée en présence de nombreux commerçants inquiets. Une trentaine d’entre eux ont vu leurs baux résiliés dans un immeuble de la rue du Marché. «La ville devient un ghetto, elle est presque morte», a déploré la tenancière d’une échoppe de bijoux fantaisie, priée de déguerpir d’ici l’an prochain.

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