La FSA (Financial Services Authority) reprochait notamment aux entités britanniques de la banque américaine de ne pas l’avoir prévenue qu’une enquête avait été déclenchée par les autorités boursières américaines (SEC) après des accusations de fraude sur ces placements.
La SEC avait porté plainte contre la star des banques d’affaires en l’accusant d’avoir trompé des investisseurs en leur vendant des produits dérivés complexes adossés à des prêts immobiliers à risque américains, les fameux «subprime», au printemps 2007, avant le début de la crise financière.
Cadre français visé
Certaines banques britanniques avaient été fortement pénalisées car elles avaient garanti le produit financier de Goldman Sachs incriminé, dont la valeur s’était effondrée.
La Royal Bank of Scotland (RBS) avait été particulièrement touchée. Après avoir frôlé la faillite, elle est désormais possédée à plus de 80% par l’Etat britannique.
Goldman Sachs avait payé en juillet une amende record de 550 millions de dollars à la SEC, pour solder les poursuites engagées par le gendarme boursier américain et tenter de clore un épisode ayant fortement terni sa réputation de grande banque d’investissement.
Un cadre français de la banque, Fabrice Tourre, a été également visé par une plainte, qui est toujours en cours aux Etats-Unis. L’affaire, qui avait éclaté en avril, avait eu un fort impact au Royaume-Uni, alors en pleine campagne électorale.
L’amende de la FSA contre Goldman Sachs est une des plus importantes jamais infligées à titre individuel à un établissement bancaire au Royaume-Uni.