Plusieurs mots nouveaux sont déjà apprivoisés par les francophones: "Google", "Wikipédia" ou "pop-up", fenêtre publicitaire qui s’ouvre automatiquement sur des sites internet. Tout comme "fashionista" pour une femme à la dernière mode (parfois péjoratif, précise le dictionnaire), ou "nerd", carrément péjoratif, qui décrit une personne conduite à vivre en marge de la société par une passion obsessionnelle, généralement l’informatique.
Le Larousse "tient compte pour enrichir le dictionnaire du nombre d’occurences et de l’usage partagé, quand un mot commence à rentrer dans le vocabulaire de tous les jours", explique Carine Girac-Marinier, directrice du secteur Dictionnaires et Encyclopédies de l’éditeur."Notre dictionnaire, c’est le sismographe de la langue française d’aujourd’hui", relève-t-elle.
Le Larousse, c’est 70% de termes spécialisés pour 30% de mots du langage courant, 150.000 définitions, 59.000 noms communs et 28.000 noms propres.
Des têtes d’affiche intègrent cette cuvée: l’auteur français Michel Houellebecq, Philippe Geluck, dessinateur belge de BD, père du Chat, le cinéaste allemand Werner Herzog, l’actrice espagnole Pénélope Cruz.
Trois Suisses
Trois Suisses figurent dans le Petit Larousse 2011 qui a fait sa rentrée ce mardi. Il s'agit du sociologue Jean Ziegler, de l'architecte Peter Zumthor et de l'écrivain Martin Suter.
Côté politiques, Daniel Cohn-Bendit, le Libanais Saad Hariri ou le Premier ministre grec Gheorghios Papandhréou (Georges Papandréou) font leur entrée.
Des mots de la francophonie ("harraga", mot algérien pour ceux qui partent par tous les moyens de leur pays) et des mots régionaux ("pièce" pour serpillière dans le sud-est), huit nouvelles planches et 40 dessins humoristiques jouant sur le double sens des mots complètent l’ouvrage.
Selon la maison d’édition, 700.000 exemplaires du Petit Larousse se vendent chaque année en France et dans les pays francophones.