«La liberté de religion et la liberté de conscience sont soeurs jumelles», a dit le conseiller national Jean-Pierre Graber (UDC/BE) lors de la manifestation. «La liberté de religion est à l’origine des libertés individuelles. Celui qui touche à la liberté de religion touche aussi les libertés indiduelles et la démocratie.»
Le conseiller national socialiste bernois Ricardo Lumengo s’est également exprimé. Il a appelé à une tolérance religieuse réciproque qui puisse s’exprimer de façon universelle.
Le Groupe de travail pour la liberté religieuse faisait partie des organisations appelant à la manifestation. Dans un communiqué, celles-ci jugent «très préoccupante» la situation des chrétiens et plus généralement des minorités religieuses dans les pays musulmans.
Les chrétiens y sont victimes de discriminations, d’actes de violence et de menaces ou se voient contraints de quitter leurs habitations. Devant cette situation, les trois organisations réclament «la pleine liberté de religion et l’égalité des droits pour les chrétiens dans le monde musulman».
Pétition lancée
Les organisations ont lancé une pétition demandant que la Suisse ne se laisse pas guider «uniquement par ses intérêts économiques» mais défende les droits humains et en particulier la liberté religieuse. Quelque 11’800 signatures ont déjà été récoltées, a indiqué un porte-parole du CSI. La pétition devrait être remise au Conseil fédéral le 10 décembre prochain.
Le Réseau évangélique suisse (RES) a par ailleurs écrit cette semaine aux dirigeants des fédérations et organisations musulmanes de Suisse. Dans cette missive, il y condamne l’intention du pasteur américain Terry Jones de brûler le Coran, «qui n’a rien à voir avec une vie vécue selon les principes évangéliques».
Sa volonté a néanmoins engendré des «graves» débordements dans les pays musulmans au cours desquels des personnes ont été tuées. Le RES regrette que dans ce contexte, «les musulmans modérés, opposés à cette violence ne se fassent pas entendre». En particulier, «la voix des musulmans de Suisse aurait pu contribuer à apaiser la situation», ce que le RES les invite désormais à faire.