C’est un plébiscite. ! La nouvelle loi sur l’Université a massivement été accepté par la population. 72% des Genevois ont approuvé une plus grande autonomie de l’institution par rapport au pouvoir politique et cautionné un renforcement du rectorat. Il n’ont pas suivi les opposants qui brandissaient la menace d’une hausse des taxes universitaires et d’une « marchandisation » de l’Université.
Ce résultat n’est pas vraiment une surprise puisque l’ensemble de la classe politique soutenait le projet à l’exception des mouvements à gauche du parti socialiste. Qu’est-ce qui va changer ? L’université passera avec l’Etat une convention d’objectifs. Dans ce cadre, elle aura les mains plus libres. Le recteur devient le grand patron de l’Université et sera nommé par l’Assemblée de l’Université qui remplacera le Conseil actuel. La nouvelle loi permettra à l’Alma mater d’engager des professeurs de renom en dérogeant au plafond salarial actuel.
Le Conseil d'Etat ravi
Satisfaction. Le mot a été utilisé à de nombreuses reprises par le conseiller d'Etat Charles Beer pour évoquer le succès de la loi sur l'Université. "C'est la conclusion d'un très gros travail", explique le magistrat socialiste. "Il a débuté par ce qu'on a appelé la crise de l'Université, s'est poursuivi avec les rapports du l'ancien procureur Béguin et de l'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss et s'est achevé sur deux ans et demi de travail parlementaire. Il n'est jamais agréable d'affronter un référendum, mais celui-ci permet d'assoir la légitimité de la nouvelle loi qui donne plus des responsabilités à l'Université et lui permet d'accroitre son attractivité. Merci aux référendaires".
Ces derniers sont bien évidements déçus à l'image de Margarita Castro-Banda. "Nous regrettons que les arguments portant sur la pseudo autonomie, le côté vital de la loi pour que l’université fonctionne et l’unanimité politique aient pris le dessus. Nous déplorons la différence de moyens à disposition pour les promoteurs-trices de cette loi et le comité référendaire".