Il travaille actuellement sur un projet de ciel étoilé qui devrait prendre forme en live, sur le plafond de la salle de séjour d’un client privé, pour faire comme s’il n’y en avait pas. S’asseoir dans son fauteuil, juste lever les yeux au ciel et regarder les constellations.
C’est à ce type de demande qu’aime être confronté le Genevois Jean-Pierre Kazemi, 46?ans, qui a lancé en début d’année sa boîte, Public-Image. A ses clients, majoritairement des entreprises et des institutions, il propose des installations et du contenu vidéo pour des événements éphémères, mais également pour des espaces architecturaux où l’image devient «comme une seconde peau greffée sur l’architecture».
Une manière de faire évoluer des ouvrages inscrits dans la pérennité. C’est l’exercice qu’il a réalisé pour la piscine d’un autre client, qu’il a entourée d’écrans projetant des ambiances. Si les installations fixes sont encore peu recherchées, Jean-Pierre Kazemi entend les faire évoluer en développant leur aspect pratique et en jouant sur le pilotage à distance. «On peut aujourd’hui rafraîchir du contenu vidéo depuis un ordinateur, sans se déplacer. Ce qui peut être utile, par exemple, pour des textes informatifs, projetés sur les murs d’un bâtiment institutionnel. Progressivement, je me suis penché vers ce domaine qui touche aux nouvelles technologies», explique celui qui, après des études en psychologie à l’Université de Genève, s’est consacré pleinement à l’événementiel, en gérant notamment de 2005 à 2006 le festival de lumières Luminis (VD).
Un cheminement qui le mène à offrir un service de conseils, destiné aux architectes, aux designers ou aux équipes de marketing à la recherche d’idées innovantes en matière de packaging. Son plus: être à la pointe dans un domaine peu couru, les nouveaux matériaux. Dans la copieuse base de données qu’il s’est constituée, on découvre l’existence de vitres qui deviennent opaques pour servir d’écrans de projection ou un énigmatique béton qui laisse passer la lumière.
Toujours appuyé par le savoir-faire des professionnels de la région, à la pointe en matière de high-tech, Jean-Pierre Kazemi est actuellement à la recherche de matériaux pour la salle de réunion d’une multinationale dont il a la charge. Ils serviront à la réalisation d’une table multi touch et, pourquoi pas, de projections holographiques, faisant disparaître l’écran au profit d’un nuage d’eau ionisé, sur lequel des images, qui semblent flotter dans l’air, viennent se fixer. A la manière de Minority Report. «C’est drôle, tout le monde prend ce film en référence. On est loin d’en être là. Mais qui sait, aujourd’hui, tout peut aller très vite.»
www.public-image.ch
Jean-Pierre Kazemi tient depuis mercredi un blog sur le site de la Tribune: jpkazemi.blog.tdg.ch