Au moment d’aborder les deux rencontres du week-end, ce soir à Berne et demain dimanche à 15?h?45 aux Vernets face aux ZSC Lions, Genève-Servette n’est jamais apparu aussi fort.
Au sein de ce groupe aussi redoutable que solidaire, le défenseur Jonathan Mercier multiplie les performances de qualité. Adjoint de Chris McSorley, le Québécois Louis Matte affirme: «Je pense qu’il est vraiment revenu à son meilleur niveau. Il a parfaitement réagi au discours de Chris McSorley durant cet été et il a pris conscience à la fois de la situation et de ses capacités. Et puis il ne faut pas oublier qu’il a connu plusieurs petites blessures durant la saison dernière et qu’il s’est souvent dévoué pour le bien de l’équipe alors qu’il ne se trouvait pas au mieux de sa forme.»
Depuis la reprise du championnat, Jonathan Mercier peut ainsi s’enorgueillir de statistiques impressionnantes: «Il griffe la glace 25 à 35?minutes par rencontre et joue la plupart du temps en box comme en power play et lors de situations difficiles. Il apparaît donc comme un élément essentiel dans notre système défensif.»
Un déclic s’est produit
L’arrière genevois, qui fêtera ses 24?ans en février prochain, demeure cependant modeste: «Je crois simplement que je dispute une bonne saison. Dans le style de celle qui nous a menés en finale il y a deux ans. Les automatismes et ma complicité avec Goran Bezina m’y aident aussi. Nous cherchons toujours à nous améliorer. Il sait à merveille me titiller pour fouetter mon orgueil. Toujours dans un esprit convivial. Voilà trois ans que ça dure…»
Mais quel déclic s’est donc produit pour que Mercier révèle définitivement les énormes possibilités que l’on pressentait en lui? «L’entraîneur a lancé une discussion franche avec moi. Il m’a clairement expliqué qu’il considérait que je n’évoluais pas au niveau que j’étais en droit de revendiquer. J’ai compris le message et je me suis donné à fond pour réintégrer le haut du panier de notre défense. Particulièrement durant les camps et les matches amicaux de l’été. J’ai pris conscience que je m’étais un peu relâché. Mais voilà, le championnat devient de plus en plus dur et les places de plus en plus chères dans l’équipe. J’ai bossé dur durant l’été. Ça a payé…»
Très solide, la défense genevoise sert de socle à une formation de plus en plus ambitieuse: «Tactiquement, rien n’a vraiment changé. Mais notre gardien Tobias Stephan est exceptionnel, c’est incontestablement le meilleur que j’ai vu à l’œuvre aux Vernets. Malik aussi apporte une pierre importante à l’édifice. Et puis offensivement, nos quatre lignes d’attaque marquent, c’est un signe de stabilité et de confiance…»
Alors, enfin le titre? «Nous avons prouvé que nous pouvons battre tout le monde. Mais n’affichons pas d’ambitions prématurées…» conclut Jonathan Mercier.?