On connaissait George Best et Paul Gascoigne, qui, à leur époque, ont fait les délices des tabloïds anglais. La dive bouteille était la compagne favorite de leurs virées nocturnes, célèbres loin à la ronde.
Ils l’ont payé au prix fort. Le premier est décédé en 2005, à l’âge de 59?ans, après un long combat contre l’alcool. Et une greffe du foie. Génie, magicien, légende, les qualificatifs foisonnaient pour décrire ce footballeur d’exception, au sommet de sa gloire dans les années 60 et 70. ?Le second, surnommé Gazza, a pris les chemins de traverse. Son caractère fantasque et un problème récurrent d’alcool ont égayé – si l’on peut s’exprimer ainsi – une carrière haute en couleur. Prolongée ensuite par une descente aux enfers: agression d’un homme dans une boîte de nuit, qui lui vaut un séjour en prison (2006), et une tentative de suicide (2008).
Après l’alcool, plusieurs affaires liées à la drogue ont agité la planète foot. Merci Maradona, grand consommateur de cocaïne! Et contrôlé positif en 1991. Puis à l’éphédrine au Mondial 1994 aux Etats-Unis.
A partir de là, tous les excès sont permis: au volant, dans les bars, etc. Dernier exemple en date: l’incorrigible Sidney Govou. Le Lyonnais n’est pas le seul à figurer au banc des accusés. Bienvenue au pays des frasques et attrapes. Avec quelques cas édifiants, parmi tant d’autres, à la clé…
1. L’abus d’alcool
?Récidiviste notoire, Sidney Govou n’en est pas à son coup d’essai. Le 15 décembre 2008, au lendemain du match Lyon - Marseille, l’international fête l’anniversaire de son pote Boumsong. Un peu plus que les autres invités, au point que la maréchaussée l’interpelle au volant de sa voiture avec 2,6?g d’alcool dans le sang.
?Rebelote le 29 octobre dernier. Le joueur est filmé par des quidams, la démarche hésitante, au petit matin, au sortir d’une soirée copieusement arrosée au tournoi de tennis de Lyon.
?Sidney Govou n’est pas le seul footballeur victime d’addiction à l’alcool. Souvenez-vous: le 24 avril de cette année, l’Inter Milan mettait un terme au contrat du Brésilien Adriano. Motif: abus d’alcool. «Après la mort de mon père, expliquait le joueur dans un magazine, je suis tombé en dépression. Pour supporter mon mal-être, je buvais tout ce qui était à portée de main: bière, whisky, vin. J’arrivais chaque jour ivre à l’entraînement…» BA
2. Violence et abus sexuels
?Les virées nocturnes des footballeurs tournent parfois au vinaigre. La preuve: récemment, Steven Gerrard (photo Keystone) n’a rien trouvé de mieux que de brutaliser un pauvre DJ en compagnie de six de ses potes. Tout simplement parce qu’il refusait de passer du Phil Collins.
? Malgré des images accablantes de la vidéo de surveillance, l’icône de Liverpool a été acquittée. La preuve qu’un citoyen lambda n’est pas traité sur un pied d’égalité avec un footballeur dans la perfide Albion.
?Combien d’affaires de viols présumés impliquant des joueurs se sont enlisées outre-Manche? Les noms de Robinh o, Cristiano Ronaldo, Johnny Evans et Robin van Persie ont circulé. Toutes les plaintes ont été classées sans suite.BA
3. Les excès de vitesse
? Les parkings des grands clubs de football regorgent de bolides plus rapides les uns que les autres. Grisés par la vitesse, les joueurs français, pour ne citer qu’eux, s’amusent comme des petits fous à imiter les as du volant de la Formule 1.
?Ainsi, en 2007, Milan Baros, l’ancien attaquant de Lyon,
a été flashé à 271?km/h au volant de sa Ferrari F430
sur une autoroute de l’Ain. Sylvain Wiltord à 135 km/h sur une portion de route limitée à 50 km/h et Mickaël Landrau à 215 km/h sur une autoroute.BA