Traumatisé par le déni de justice à l’égard de Juraj Kolnik? Pas le moins du monde. Au contraire, Genève-Servette a lutté avec bravoure hier. Mais il a subi une défaite finale logique face à Zoug, dur au mal, très solide défensivement et qui ne rechigna jamais à la tâche.
Le dernier échec des Aigles remontait au 12 décembre dernier, où ils s’étaient inclinés 1-3 face à Berne. A noter que pour cette rencontre et celle que les Genevois vont disputer aujourd’hui à Ambri, le Canadien Alexandre Tremblay était aligné à l’aile gauche de la première triplette d’attaque, aux côtés de Rubin et Toms, en remplacement de l’attaquant slovaque. Mais ses quelques apparitions passèrent le plus souvent inaperçues.
Un temps de réaction pour entrer dans le match et les hommes de Chris McSorley ont concédé très rapidement un but tout de subtilité, marqué par l’inévitable McTavish, qui parvint à glisser le palet entre les jambières de Tobias Stephan. Dans ce combat rude, mais correct, qui impliquait beaucoup de sacrifices physiques dans les deux camps et un jeu tout de verticalité, Genève-Servette réussit à égaliser grâce à Rivera, qui s’infiltra entre les défenseurs zougois après un engagement pour battre le remarquable gardien finlandais Jussi Markkanen.
Baroud d’honneur
Durant la période intermédiaire, Zoug concrétisa la domination qu’il exerça face à des Aigles un peu à court de souffle et d’inspiration. Deux buts en moins de deux minutes et la formation alémanique creusait ainsi un écart que sa pression justifiait. Di Pietro remportait d’abord son duel avec Stephan exactement à la mi-match, en trompant le gardien genevois avec malice. Cent trois secondes plus tard, Rufenacht expédiait un missile qui laissait le malheureux gardien genevois pantois. Preuves de la sérieuse impuissance des Grenat, les quatre minutes qu’ils passèrent en supériorité numérique à la suite de la double pénalité d’Oppliger et dont ils ne tirèrent pas la moindre opportunité. Au contraire, ce furent Camichel et Rufenacht qui se présentèrent seuls devant Stephan, qui préserva néanmoins les espoirs de son équipe. Ge/Servette se lança dans un brave baroud d’honneur à l’appel du dernier tiers-temps. Mais il se heurta une fois de plus à l’intransigeance de Markkanen, qui assura un succès que les Zougois ont su mériter par leur abnégation, surpassant les hommes de McSorley dans cette qualité qui leur est tant reconnue. Dommage que la rencontre se termina par quelques accrochages et surtout que Goran Bezina, blessé aux côtes, ne réapparut par sur la glace durant les dernières minutes.
Ge/Servette-Zoug 1-4 (1-1, 0-2, 0-1)
Les Vernets. 7003 spectateurs. Arbitres: Rochette, Fluri/Müller.
Buts: 4e McTavish (Diaz) 0-1. 12e Rivera (Trachsler) 1-1. 30e Di Pietro (Dupont, Kress) 1-2. 32e Rüfenacht (McTavish, Björn Christen) 1-3. 59e McTavish (Oppliger, Patrick Fischer/dans la cage vide) 1-4.
Pénalités: 5 x 2’, 1 x 10’ (Rivera) contre Genève-Servette, 7 x 2’ contre Zoug.
Genève-Servette: Stephan; Mercier, Goran Bezina; Vukovic, Malik; Höhener, Breitbach; Gobbi, Maurer; Toms, Rubin, Tremblay; Déruns, Savary, Salmelainen; Rivera, Trachsler, Suri; Flurin Randegger, Florian Conz, Hürlimann.
Zoug: Markkanen; Dupont, Kress; Diaz, Patrick Fischer; Blaser, Snell; Schefer; Björn Christen, Rüfenacht, McTavish; Damien Brunner, Holden, Fabian Schnyder; Duri Camichel, Oppliger, Corsin Camichel; Di Pietro, Steinmann, Fabian Lüthi.
Notes: Ge/Servette sans Cadieux (blessé) et Kolnik (suspendu), Zoug sans Boumedienne (surnuméraire). Tirs sur les poteaux: Oppliger (18e) et Holden (26e). Ge/Servette sans gardien de 58’45’’ à 58’55’’. Temps mort Ge/Servette (58’55’’).