Mark Muller, conseiller d’Etat chargé des constructions:
«Les genevois ont fait preuve d’une grande maturité. Ils ont compris que leur prospérité et leur qualité de vie passent par une meilleure mobilité. Et que cette dernière passe en premier lieu par un essor des transports publics. Le score est assez net, à plus de 60%, c’est un signal extrêmement positif. De plus, le peuple ne s’est pas laissé berner par les arguments fallacieux qui portaient d’une part sur un tracé alternatif inexistant et, d’autre part, sur l’argument du coût. Il n’y a pas d’élément pour dire que l’on dépassera sensiblement le 1,5 milliard prévu. Les genevois ont compris que les travaux ont un coût, mais que celui-ci en vaut la peine. L’acceptation simultanée de la traversée de Vésenaz fait espérer qu’on arrive à une paix des transports à Genève.»
Elisabeth Chatelain, députée socialiste, coprésidente du comité pro-CEVA:
«Je suis ravie. Le taux de participation est très élevé, le résultat très clair. Les Genevois ont démontré leur ouverture à la région et ont fait preuve de maturité en refusant de suivre le populisme local. La campagne a été très dure, très démagogique, des gros mensonges ont été proférés. C’est toujours plus facile de faire passer des contrevérités que de faire comprendre aux gens l’utilité réelle d’un projet. Dans ce contexte, le résultat, s’il n’est pas un plébiscite, est d’une clarté remarquable. Aux opposants, on doit maintenant dire qu’ils ont eu le vote qu’ils avaient voulu, et que j’ai moi-même souhaité. Mon désir est que les recours soient levés rapidement et que l’on travaille ensemble pour l’avenir de la région.»
Nathalie Hardyn, chambre de commerce et d’industrie de Genève:
«Ce double oui constitue pour nous une vérification du fait que les Genevois veulent à la fois des transports publics et individuels. C’est important pour les entreprises car elles ont besoin de mobilité tout à la fois pour leurs propres transports et pour l’acheminement de leurs employés du domicile à leur lieu de travail. La mobilité va continuer à s’accroître tant sur la route que sur le rail. Cette votation est de bonne augure pour les nouveaux projets d’infrastructure, tels que la traversée du lac qui sera notre prochain cheval de bataille.»