Glock 19: l’arme de service des policiers genevois. Tous ont le leur. Sauf un. Il est officier à la PSI (police de sécurité internationale) et a bêtement perdu le sien. Ce haut gradé s’est fait «tirer» son 13 coups le 3 mars dernier. Ce jour-là, il est de consigne. Une consigne à la géographie élargie. L’homme en uniforme gare son véhicule dans un secteur qui n’a rien d’aéroportuaire, en l’occurrence celui de la Pallanterie.
Non loin de là, un terrain de foot propice aux activités de plein air. Le temps additionnel se transforme en carton rouge. Au moment de remonter dans sa voiture, l’infortuné policier découvre qu’elle a été visitée de force. L’arme a disparu, ainsi qu’une mallette contenant des documents confidentiels en lien avec son travail. Le vol est aussitôt signalé sur les ondes radio de la gendarmerie. La mallette ne tarde pas à être retrouvée avec son contenu. Sa valeur de revente, sur le marché de la petite délinquance, est en effet relative. Le voleur choisit en revanche de garder le Glock 19.
Le récit de cette mésaventure, parvenu au journal via des ondes peu corporatistes, est confirmé par le service de presse de la police. Sauf un point: la partie de foot. «Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer la nature du problème et savoir s’il y a eu négligence ou pas, compte tenu de la consigne à assumer ce jour-là», précise le porte-parole Patrick Pulh.