Une conductrice a trouvé la mort au volant durant la nuit de dimanche à lundi au cœur de la cité de Meyrin. Un accident qui suscite a priori la perplexité: aucun autre véhicule n’est impliqué, et le choc s’est produit sur une voie fermée au trafic général, entre la mairie de la commune et le centre culturel Forum Meyrin. Une Opel Omega blanche, immatriculée dans le canton de Vaud, a le pare-chocs avant encastré dans un potelet rétractable qui barre l’accès du passage. L’arrière du véhicule est calciné ainsi que son habitacle où l’on distingue le corps de la victime. La collision semble avoir eu lieu à faible vitesse: 30 ou 40?kilomètres heure, estime la police.
Le pare-chocs avant présente sur sa droite une autre trace d’impact qui ne peut pas être attribuée au potelet. La police a repéré les traces d’un possible premier choc à l’autre bout de la place des Cinq-Continents, à une centaine de mètres de là. D’où cette hypothèse, qui n’est pas encore une explication définitive: le véhicule, venant de l’avenue de Feuillasse, aurait heurté le mur qui borde la trémie d’accès aux sous-sols du centre commercial. Elle aurait poursuivi sa route sur un large trottoir qui court entre la trémie et des places de stationnement, et qui donne accès à la place qu’elle aurait traversée tout droit. Elle se serait ainsi retrouvée dans le passage où elle a fini sa course dans le potelet.
L’incendie, dont la violence a brisé trois vitres du centre culturel voisin, semble être lié au fait que cette Opel est une voiture à propulsion (traction arrière). Les deux roues antérieures ont perdu leurs pneus dont les éclats ont été retrouvés à plusieurs mètres. Les jantes dénudées se sont littéralement enterrées dans le macadam, ce qui a vraisemblablement produit les étincelles susceptibles d’avoir déclenché le sinistre. Pourquoi la conductrice ne s’est-elle pas échappée? Elle pourrait avoir été gênée par le déclenchement de l’airbag. L’autopsie devra en outre déceler un éventuel état d’ébriété et déterminer si la victime a péri suite à la collision ou en raison de l’incendie.
La police, qui a été alertée par des voisins à minuit 36, ignore si l’identité de la malheureuse conductrice correspond à celle de la détentrice officielle du véhicule, née en 1937. Un appel à témoins est lancé.