BISE

Une cinquantaine de bateaux abîmés dans la rade de Genève

Par THIERRY MERTENAT/Rédaction Online le 10.03.2010 à 00:04. mise à jour le 10.03.2010 à 15:51

La bise est tombée! L'heure est à l'inventaire des dégâts. Ce matin, la police de la navigation a vérifié une partie des ports genevois: elle dénombre pour l'instant cinq bateaux coulés.

La bise noire que les Genevois subissent depuis samedi dernier s'est enfin calmée. Le vent souffle actuellement à environ 30-40 km/h, contre plus de 70km/h dans la nuit de lundi à mardi, selon Daniel Cattani de MeteoSuisse. Les températures sont dès lors beaucoup plus supportables. Alors que ces derniers jours on enregistrait des pics à -14, -15 degrés de température sensible, l'aéroport de Cointrin note un doux 0° peu avant midi. Ces basses températures en plaine (- 14; -15 degrés) correspondaient à une température ambiante à 2000 voire 2500 m.

Cette météo plus clémente a permis ce matin à la police de la navigation de faire l'inventaire des dégâts. "Nous avons commencé par un contrôle des sites les plus exposés" explique le sous-brigadier Yann Loudoueineix. Le port Wilson et celui des Eaux-Vives ont ainsi été passés au peigne fin. Résultat: cinq bateaux coulés, principalement du côté de port Choiseul, six partiellement et un autre qui, soufflé par le vent, s'est retrouvé à terre au Vengeron. "Il s'agit d'une situation exceptionnelle", explique le sous brigadier. "On attend des renforts cet après-midi pour poursuivre le contrôle des autres points d'amarrage."

La liste des bateaux qui ont coulé – cinq à ce jour - pourrait encore s’allonger si leurs propriétaires ne se manifestent pas. Six d’entre eux ont été prévenus par téléphone, via le poste de police de la navigation, que la glace accumulée sur leurs embarcations menaçait de les envoyer par le fond. Le travail des renfloueurs dépend, lui, de la météo. A vue de nez, il ne commencera pas avant la semaine prochaine.

A cela s’ajoute le nombre de bateaux abîmés. Une bonne cinquantaine selon le dernier décompte établi par les professionnels du lac. Les amarres se détendent et les embarcations viennent taper contre les pontons. Plus elles sont lourdes, plus les dégâts sont importants, en particulier au niveau de l’étrave. Le polyester explose sous le choc. Cela dit, ce premier bilan des intempéries est très inférieur à celui de l’hiver 2005. Il y a cinq ans, la bise avait soufflé sans discontinuer pendant six jours. La formation de glace, autrement plus épaisse, avait coulé près de 30 bateaux, entre Port-Choiseul et port Wilson notamment.

 


 

La bise glace la Rade de Genève et fait travailler les bûcherons

Hauteur: 14?mètres. Diamètre: 1?mètre. Avec de pareilles mensurations, on se dit que l’arbre ne risque rien face aux intempéries. C’est compter sans la prise au vent de sa cime et le peu de profondeur de ses racines. Couché, le séquoia du parc des Cropettes, première victime naturelle de la bise, tombé dans la nuit de lundi à mardi.

Sa chute n’a blessé personne mais détruit le container de l’Amicale de pétanque. «Depuis vingt?ans, on joue aux boules à cet endroit», explique son président, Michel Dupuis. Il devra racheter son mobilier estival: le séquoia a fait voler en éclats sa réserve de cochonnets. Les jardiniers et bûcherons du Service des espaces verts lui règlent son compte par tranches de 4?mètres. Une journée de tronçonnage. Son frère cadet, haut de 8?mètres, qui lui servait de tuteur instable, n’échappe pas non plus à la coupe préventive.

Voilier échoué à la Belotte

Voilà pour ce premier chantier lié à la bise décoiffante. Les autres sont plus lacustres. Au port Wilson, un catamaran est pris dans la glace. Il grelotte en attendant son propriétaire imprévoyant. Les estacades se visitent comme on grimpe le long d’une cascade de glace. Les embruns découragent le jogging hivernal. Seules sortent les embarcations de la police de la navigation. Pour aller récupérer un voilier de 10?mètres échoué en face, du côté de la Belotte.

Ailleurs, deux annexes ont mordu les cailloux et les contrôles d’amarres se multiplient. Tout ce qui est mal attaché profite de la houle pour fuguer. Certains marins d’eau douce feront la grimace ce matin; ils n’ont pas retenu la leçon du dernier naufrage collectif de l’hiver 2005. Les renfloueurs professionnels commencent à remplir leur carnet de commandes.

Sur les chantiers des bords du Rhône, le travail se poursuit normalement. «Le froid? Quel froid?» lance un ouvrier qui ne craint qu’une chose: la chaleur, un sujet qui n’est pas de saison. Son collègue grutier de la place Bel-Air lui lance un sourire haut perché. Sa cabine le protège du sifflement et sa flèche n’est pas disposée à faire la girouette. Contrairement à l’amateur de brasse, qui hésite, lui, à se mettre à l’eau aux Bains des Pâquis. «La température est de 4?degrés. Acceptable. Celle de l’air, en revanche, est décourageante», note-t-il dans un raccourci qui ne parvient pas à réchauffer son interlocuteur.

Sur les quais, les coursiers se battent contre le vent. «On pédale au plat comme sur un col de première catégorie», lance l’un d’eux, les mollets à l’air. Son client lui pardonnera un léger retard dans la livraison du jour.

 


 

Sous petite alarme

Des tuiles, des stores, des volets: l’ordinaire pour les professionnels de la nacelle. Nuit et jour, l’échelle des pompiers tourne dans la ville sans forcément repasser par la caserne. Son kilométrage hivernal s’étoffe, sans pour autant mettre les feux bleus à chaque nouvelle sortie. Au rythme des urgences réelles ou différées.

«Un total de 24 interventions pour les 24 dernières heures», indiquait hier soir le capitaine Michel Bernard du SIS. Une réquisition par tranches de 60?minutes: il a vu pire, ses hommes aussi. «Tout ce qui devait tomber est tombé lors des soufflettes précédentes», poursuit l’homme de garde, d’une voix qui n’a rien de tempétueux. Les échafaudages ont tenu, seules quelques bâches de chantiers ont joué, ici et là, les toiles parachute. Pas de quoi, jusqu’ici, déclencher la grande alarme sur le front des intempéries.

La bise décoiffe certes les amateurs de mobilité douce, tout en leur offrant au passage de jolies découvertes. A l’image de la fontaine située sur la place Dorcière. Le bijoutier médailleur qui lui donne son nom aurait sans doute apprécié cette statuaire qui décore le pourtour du bassin. Les jonquilles sont prises dans la glace en pleine floraison. Un camion de pompier remonte la rue des Alpes à petite vitesse.

Sondage

Hooliganisme: faut-il fouiller tous les supporters à l'entrée des stades?





Dernières offres

Marché

Administrateur SAP BC (Basis) expérimenté / H-F JPL Informatique SA, Vaud

Un(e) Assistant(e) Corporate Service ConnectPartners Sàrl, Geneve

Test Manager (H/F) QIM Info SA, Geneve

Sondage

Des tours aux Vernets: qu'en pensez-vous?





Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 7h30-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11

Quel conseiller d'État vous inspire le plus confiance?

Charles Beer

 
11.7%

David Hiler

 
26.2%

Michèle Künzler

 
2.6%

François Longchamp

 
16.7%

Mark Muller

 
5.7%

Isabel Rochat

 
3.6%

Pierre-François Unger

 
12.7%

Je ne sais pas

 
20.8%

Biens immobiliers

Marktplatz
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce
Cartons de déménagement
homegate Des cartons pratiques de homegate.ch sont livrés à domicile. Plus

En coopération avec:

Homegate

SEARCH.ch

Commerce