On les croyait morts et enterrés. Les 50JPG, alias les «50 Jours pour la photographie» de Genève, n’avaient pas eu lieu en 2009. C’est en effet l’an dernier qu’aurait dû se dérouler la troisième mouture de cette triennale, créée en 2003. Or les JPG refont maintenant surface.
Ils se dérouleront dans divers lieux publics et privés de la ville entre le 3 juin et le 31 juillet 2010.
Qu’y verra-t-on? Eh bien, après une édition vouée en 2003 à la «Représentation du travail/Travail de représentation» et une autre réservée en 2006 au «Photo-Trafic», on passera à «La revanche de l’archive photographique». Les expositions tourneront autour des artistes consultant, ou utilisant des données anciennes. On ne sera pas surpris d’apprendre, vu qu’elle est organisée par le conscientisé Centre de la photographie de Genève (CPG), que se verront avant tout présentées des œuvres «qui visent spécifiquement des aspects politiques, renouant ainsi avec les avant-gardes historiques».
Dans le cadre du programme, il n’y aura pas que des accrochages. Ce serait trop frivole. Le CPG prévoit donc des projections, des rencontres et des colloques. Il y aura également un cycle de conférences données par les directeurs des principales manifestations de ce qu’on n’ose plus trop guère appeler ici le 8e Art. Ne nous montrons pas trop esthètes!
On note aussi, dans le texte de présentation de Joerg Bader, actuel directeur du CPG, que des artistes devraient utiliser des archives genevoises, dont celles du CICR. Ces dernières se voient donc instamment priées de collaborer des projets «pouvant aboutir notamment à des expositions, des publications imprimées, des sites Internet ou des conférences.» Que d’ambition!