Se garer durablement en ville de Genève? Une galère. Les horodateurs sont hors de prix, les parkings coûtent la peau des fesses et si vous n’avez pas de macaron (payant, lui aussi), vous devez déplacer votre véhicule toutes les heures et demie. Pourtant, défiant les contrôleurs de tout poil, il subsiste un millier de places gratuites, selon une étude toute récente de la Fondation des parkings. Mais gare! Une centaine d’emplacements viennent de disparaître le long de l’avenue de la Paix, entre la place des Nations et le CICR, remplacés par des zones bleues.
«L’étude réalisée par nos services est purement interne, confie Jean-Yves Goumaz, directeur de la Fondation des parkings. C’est un indicateur de la densité de nos contrôles.» Ne saurons-nous donc pas où se situe le petit millier de places encore gratuites? «Il y en a une bonne partie vers les Vernets. Notre priorité n’est pas de les supprimer. Nous étudions actuellement de nouveaux macarons réservés aux transports professionnels. Ils permettront de parquer en zone bleue ou dans les cases avec horodateurs et y rester plus d’une heure et demie.»
Derniers îlots de liberté
En attendant, où trouver les dernières cases de liberté en ville? Il y en a 120 le long de la route des Jeunes, d’ailleurs squattées par de nombreux camping-cars! Proche de là, une trentaine à l’avenue François-Dussaud, une quarantaine rue Marziano et une vingtaine, par petits groupes de trois ou quatre, à la rue Boissonnas. Les Vernets et ses environs sont donc effectivement bien lotis.
Bien loin de la ville, mais toujours sur son territoire, il en subsiste une soixantaine le long de la route du Bout-du-Monde. Les parkings situés devant le stade, eux, ont été transformés en P?+?R. C’était trop beau… Notre tour d’horizon n’est pas exhaustif. Nous noterons encore une quinzaine de places chemin William-Lescaze, sur les hauts de Saint-Jean. Elles sont prises d’assaut, évidemment.
Halte aux pendulaires!
«L’essentiel des places est en effet passé en zone bleue il y a une dizaine d’années, relève Yves Delacrétaz, directeur à la Direction générale de la mobilité. Celles de l’avenue de la Paix viennent d’être modifiées? Vous me l’apprenez. Cependant, les dernières places gratuites ne constituent pas notre priorité d’action. Même si dans plusieurs quartiers, au vu des nombreux chantiers, nous avons une certaine pression de la part des habitants pour installer des zones bleues. Notamment à la Jonction.»
Le problème des cases blanches non payantes est connu. C’est le terrain de chasse privilégié et quotidien des dizaines de milliers de pendulaires. «Nous étudierons leur modification au cas par cas, précise Yves Delacrétaz. Tout dépend du type de secteur où elles subsistent. En règle générale, nous privilégions les zones bleues à macaron dans les quartiers résidentiels, les horodateurs ou la gratuité limitée dans les zones commerciales.»
En attendant, dans les rues de la ville, les pendulaires comme les autres automobilistes tournent sans relâche à la recherche de la rarissime place gratuite.