Il est possible d’obtenir dès aujourd’hui toutes les autorisations pour une manifestation à Genève en passant par internet. Le conseiller d’Etat Pierre-François Unger a présenté ce matin cette nouvelle plate-forme – version cybernétique du guichet unique mis en place au service du commerce dès le début de la décennie.
Pratiquement, un organisateur peut désormais fournir par la toile toutes les informations concernant son événement. Le système déterminera quels services étatiques, paraétatiques et communaux sont susceptibles d’être concernés. En moyenne, une manifestation nécessite quelque sept autorisations différentes.
L’outil offre plusieurs avantages : les données ne doivent être saisies qu’une seule fois, le système se charge de déterminer quels secteurs de l’administration doivent se prononcer. Ces derniers sont tous avisés simultanément, ce qui laisse augurer un gain de temps. Le requérant, qui ne dépend plus des horaires d’ouverture des bureaux, peut en outre suivre sur internet le parcours de sa demande dans l’administration. Ses requêtes sont archivées, ce qui permettra de ne les retoucher que légèrement si un événement analogue est monté ultérieurement. De leur côté, les services de l’Etat devraient aussi y gagner : ils n’auront plus besoin de se transmettre des piles de paperasse.
«C’est si simple qu’on se demande pourquoi cela n’a pas été fait avant, s’est félicité Pierre-François Unger. Mais derrière cette plateforme, il y a un énorme travail de coordination en amont. Cela reflète un changement de rôle de l’Etat. Les usagers ne sont usagés que parce qu’on les use. Ils doivent être des partenaires.» Ce guichet virtuel est la première concrétisation de la loi sur l’administration en ligne, votée l’an dernier par le Grand Conseil. A noter que le guichet physique sera maintenu, afin d’éviter d’exclure les allergiques à l’informatique.
Disponible en trois langues, et bientôt six, la plateforme est accessible via l’adresse http://www.ge.ch/manifestations/. Elle demande à évoluer encore : des 45 communes du canton, seule la Ville de Genève y est raccordée. Néanmoins, le système contacte automatiquement les autres municipalités par courrier électronique.