«Pour nous, c’est clair, il faut sortir du nucléaire!» Lundi, 12h30, devant le Consulat français de Genève, les Verts de la région criaient à l’unisson leur désapprobation face à la visite de François Fillon. Le Premier ministre français s'est rendu lundi 29 août dans la deuxième centrale la plus vieille de France, la centrale du Bugey, à 77km de Genève.
Parmi les manifestants, Ueli Leuenberger, conseiller national, Max Schneider, ex-député au Grand Conseil et Alain Pirat, candidat Vert tranfrontalier au Conseil national menaient le petit groupe réuni devant le Consulat pour protester contre la politique énergétique en France. Selon Alain Pirat, «le nucléaire est un enjeu qui dépasse les frontières. Au-delà des intérêts économiques, il existe une véritable communauté de vie entre la France voisine et le canton de Genève». Le candidat transfrontalier au Conseil national souhaite ainsi profiter de l’apport de la démocratie locale pour faire avancer sa cause.
Ueli Leuenberger tient des propos plus acerbes à l'égard du Premier ministre: «Alors même que François Fillon vante les mérites du nucléaire à Bugey, nous rappelons qu'il s'agit de la technologie la plus dangereuse qui existe». Et de préciser «Bugey est à moins de 80 km de Genève. Ce n’est pas seulement une des plus anciennes centrales de France, elle doit devenir un dépôt radioactif pour toute la France».
Les Verts ont saisi l'occasion pour saluer la politique allemande qui a décidé la sortie du nucléaire et inciter la Suisse à en faire autant. Car, si le Conseil fédéral et le Conseil national sont favorables à un arrêt de cette source d'énergie, la Confédération n’a pas encore fait le pas. «Ce que nous demandons aujourd'hui, c'est l'abandon du budget le plus rapidement possible, comme nous avons réussi à arrêter Creys-Malville. La centrale du Bugey n'est plus conforme aux normes sismiques actuelles. En cas de tremblements de terre, il subsiste de grands dangers», explique l'ex-député au Grand Conseil Max Schneider.