GENÈVE-PARIS

TGV Genève-Paris: les minutes qui fâchent

Par SOPHIE ROSELLI le 02.07.2010 à 00:01

Une étude franco-suisse vise à réduire le temps de parcours.

La promesse était belle. Sur le papier, la réhabilitation de la ligne du Haut-Bugey devait permettre au TGV de relier Genève à Paris en trois heures. Dans les faits, le timing ne sera pas tenu à la mise en service du tronçon, en décembre: les horaires oscillent entre 3?h?05 et 3?h?17. La Ferrari promise se transformerait presque en 2?CV. De quoi échauffer les esprits.

A Genève, le député radical Michel Ducret a déposé mercredi une interpellation urgente au Grand Conseil pour demander au gouvernement d’agir. «Le gain de temps annoncé était d’une demi-heure au moins dans le projet initial, rappelle le président de la Communauté d’intérêt pour les transports publics (CITRAP), de Genève. Or, on apprend aujourd’hui que les trajets aux heures de pointe ne feront gagner que dix minutes à un quart d’heure aux usagers. Les Genevois ont été trompés.» Son calcul est simple: la Suisse a investi 110 millions d’euros, soit un tiers de la facture, pour un gain de temps réduit de moitié. «Le coût de la minute gagnée est donc deux fois plus élevé!» bondit le Genevois.

«Le projet était utopique»

La faute aux contraintes du parcours sinueux du Haut-Bugey, d’où son surnom de ligne des Carpates, selon les milieux associatifs. «Le projet était utopique», remarque Lionel Brasier, vice-président de l’Association rail Dauphiné Savoie Léman (ARDSL). «Il a été mal défini au départ, poursuit Jean-Bernard Lemoine, président de l’Association Genevois Chablais Faucigny des usagers. On a cru que l’on pourrait rouler vite. Mais les TGV n’atteindront que 80 à 110?km/h entre Genève et Bourg-en-Bresse.» Le Haut-Savoyard ironise: «C’est le record de France du TGV le plus lent!»

La pression sur les horaires s’explique par d’autres facteurs, analyse Réseau ferré de France (RFF): une courbe non modifiable pour une raison environnementale et des problèmes techniques. «On a cherché partout à gratter des minutes», assure Jean-Damien Bierre, chef de la mission Haut-Bugey à RFF. Pour cela, une dizaine de millions d’euros supplémentaires ont été investis. Autre contrainte: l’augmentation du trafic ferroviaire sur toute la ligne, depuis le lancement de l’étude il y a dix ans.

Le sujet est aujourd’hui au cœur des discussions. A la demande de la Suisse, une étude est menée par les deux partenaires afin de lister les mesures d’optimisation sur l’ensemble de la ligne Genève-Paris, confirme l’Office fédéral des transports. De l’électrification, à la suppression de passages à niveau, en passant par le percement de tunnels, on cherche tous azimuts pour gratter une poignée de minutes.

Sondage

La loi va exiger un vin genevois dans les bistrots et restaurants du canton...




Biens immobiliers

Marché
Recherche immobilière

Liens Immobiliers
Déménager
Comparer hypothèques
Habiter
Publier une annonce
Saisir votre annonce

L'actualité croquée par Herrmann

Service clients

  • Abonnements et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h/13h30-17h
    Tél. 0842 850 150, Fax 022 322 33 74
    Depuis l'étranger: +41 22 322 33 10
    Adresse postale: Service clients
    CP 5306 - 1211 Genève 11