Un an de prison avec sursis pour le carreleur et la relaxe pour ses trois acolytes. Le Tribunal correctionnel de Thonon qui jugeait les quatre hommes en comparution immédiate hier lundi a qualifié les faits de tentative d’extorsion de fonds suivi de violences.
Le 29 octobre, à 15h, la réunion de chantier se termine en dispute. Motif : l’entrepreneur doit au carreleur plus de 100 000 euros (environ 151 000 francs). Et ce depuis des mois. Il affirme attendre lui aussi d’être payé par le propriétaire de la villa, conseiller du président des Emirats arabes unis, selon le Parisien.
L’artisan finit par lui donner un coup de poing. Puis, avec trois collègues, il embarque l’entrepreneur dans un véhicule, le conduit dans un appartement, d’où plusieurs coups de fils sont passés afin de tenter de régler ce différend financier. Vers minuit, la victime est relâchée et la police interpelle les quatre hommes.
«J’ai fait une ânerie, j’étais à bout», a reconnu le carreleur devant les juges. Le parquet a requis de 12 mois de prison à 7 ans contre le principal accusé. « Les réquisitions étaient disproportionnées clame l’avocat de ce dernier Me Luc Hintermann. D’autant que mon client n’a jamais été condamné pour des violences ».
Les juges lui ont donné raison en condamnant le carreleur à un an avec sursis et en relaxant ses acolytes. Le parquet pourrait faire appel.