La rentrée donne lieu à quelques changements dans le secteur de la petite enfance. Venant s’ajouter aux 72 institutions genevoises existantes, un nouvel établissement voit le jour à la rue du Cendrier. Toutefois, les 60 places de la nouvelle crèche établie aux Pâquis sont déjà prises. Autre modification notoire pour la rentrée 2011 : la "crèche du Lac" aux Pâquis a déménagé. Désormais installée dans le "secteur Sécheron", elle perd une vingtaine de places. Pour rappel, à la fin de l’année 2010, le canton de Genève comptait 24’133 enfants de moins de 5 ans, dont 9’314 résident en ville de Genève.
40 places supplémentaires pour la rentrée 2011
Au total, Genève, Ville et canton, peut accueillir 3061 enfants pour la rentrée 2011. Si toutes les places sont réservées depuis juin, la période de septembre à novembre semble très propice à décrocher son tabouret à la garderie. «La rentrée est une période très mouvante, les désistements de certains parents permettent au Bureau d’informations de la petite enfance (BIPE) de trouver des remplaçants» explique Francine Koch, déléguée à la Petite enfance à la Ville de Genève.
Dix mois d’attente en moyenne
Selon une enquête réalisée par la Ville de Genève, le délai d’attente des crèches est estimé en moyenne à dix mois. L’étude révèle que 26% des demandes sont satisfaites en moins de six mois, 28% de six à douze mois, 19% de treize à dix-huit mois et 17% des demandes enfin sont exécutées après un délai de plus de dix-huit mois
Et que fait la Ville?
«L'attente dépend principalement de l’âge de l’enfant et du quartier ciblé. Plus l’enfant est jeune, plus il y aura de l’attente. Les Pâquis, Champel, le Petit-Saconnex ainsi que Plainpalais et la Jonction se retrouvent parmi les quartiers les plus prisés» répond Francine Koch. Et de poursuivre: «La pénurie de places met les parents dans des situations difficiles, nous le comprenons bien. La Ville de Genève poursuit sa politique à l’égard de la Petite enfance, de nombreux projets sont en cours. Deux crèches de dépannage ont été mises en place sur chaque rive. De plus, on oriente les parents sur d’autres modes de garde, comme les mamans de jour ou les Mary Poppins.» Les Mary Poppins? Des assistantes maternelles qui se déplacent à domicile, concept conçu par pro juventute avec la délégation à la petite enfance à Genève.
Enfin, mercredi, les dépositiaires de la pétition "pour des institutions de la petite enfance de qualité" seront auditionnés devant la Comission du Grand Conseil avec un but: faire avancer le dossier.