La police judiciaire (PJ) genevoise compte se doter d’une brigade de répression du banditisme, selon nos informations. Ce nouveau service, dont la terminologie n’est pas encore adoptée, devrait se constituer en juin 2012. Le recrutement à l’interne est en cours.
Aujourd’hui, la Brigade criminelle se charge d’enquêter sur les hold-up et brigandages, comme sur les homicides, lésions corporelles provoquées par une arme et autres agressions. L’objectif vise à redistribuer ces tâches en constituant une équipe spécialisée dans les affaires d’attaque à main armée.
Autre changement en préparation: la Brigade de criminalité générale, peu attractive en raison de ses missions fourre-tout, telles que les vols, les incendies, les violences conjugales, pourrait disparaître et voir ses tâches réparties ailleurs. La nouvelle composition de la PJ, le cahier des charges de chacun de ses services, les affectations devront notamment être validés en janvier par le Département de la sécurité, de la police et de l’environnement (DSPE).
Des informations confirmées par son porte-parole, Laurent Paoliello: «Le département attend les propositions de la police judiciaire, qui se restructure dans le cadre du projet Phénix de réorganisation de l’ensemble de la police genevoise.» Pourquoi redistribuer les cartes en visant une spécialisation des policiers? «Phénix requiert une clarification des missions, ce qui permettra d’augmenter l’efficacité de la police et d’équilibrer les brigades pour améliorer les conditions de travail.» Et donc la motivation des troupes. Tout cela, sans nouveaux échelons hiérarchiques, assure Laurent Paoliello: «Au contraire, le but consiste à simplifier le processus décisionnel, opérationnel et administratif.» A ce stade, la police cantonale ne souhaite pas faire de commentaires.