Sa réintégration dans l'entreprise est toutefois jugée irréalisable pour des raisons procédurales.
La Chambre des relations collectives de travail (CRCT) de Genève reconnaît que le licenciement avait pour motif prépondérant le fait que la vendeuse menait une activité syndicale, a rapporté mercredi le syndicat Unia.
La CRCT admet aussi que l'article 17.2 de la convention collective interdisant les licenciements antisyndicaux devrait conduire à la nullité de ce licenciement. Mais elle déclare irrecevable la demande de réintégration, expliquant que l'article entre en contradiction avec le Code des obligations.
L'employée licenciée, déléguée syndicale chez Unia, avait été remerciée par le magasin après s'être exprimée dans la presse contre la prolongation des horaires de travail dans la vente. Unia avait organisé plusieurs manifestations de soutien. De son côté, le magasin a toujours contesté les arguments du syndicat.
Dans une prise de position, Manor s'est dit heureux que la demande de réintégration de son ancienne employée ait été déclarée irrecevable par le CRCT. Il considère désormais que le licenciement litigieux est définitif. Le syndicat Unia a de son côté indiqué qu'il ferait recours contre cette décision auprès du Tribunal fédéral.