Sans avoir participé à l’élection du Grand Conseil, Les Communistes et quelques-uns de leurs alliés ont décidé de présenter trois candidats au Conseil d’Etat. «Pour faire entendre la voix de ceux qui sont à la gauche du PS.» Laurent Tettamanti, qui brigue un siège, tout comme Xavier Carlo et Fahid Taghavi, explique ce combat.
Pourquoi vous présenter alors que vos chances d’être élus sont pour le moins ténues?
D’une part afin de donner aux électeurs de gauche la possibilité de voter pour des candidats clairement à gauche. D’autre part parce que nous voulons mobiliser ce même électorat afin de lutter contre les formations populistes. Il s’agit également de montrer que le MCG n’a pas le monopole de l’opposition.
Ne craignez-vous pas d’affaiblir les candidats Verts et PS?
Non, c’est un mauvais procès qu’on nous fait. Si la participation est plus importante, il sera plus difficile pour le MCG ou l’UDC de réunir les 33,3% de voix nécessaires pour être élus. De plus, nous n’allons pas prendre des voix aux Verts ou aux socialistes. Ils seront rajoutés chez nous ou nous chez eux, Nos adversaires principaux sont Eric Stauffer, Mauro Poggia et Yves Nidegger.
Trois candidats, c’est quand même beaucoup, non?
Avec les quatre de l’Alternative cela fait sept, comme les sept places au Conseil d’Etat. Il y a aussi l’envie d’avoir une démarche collective.
Vous seriez-vous lancés si Solidarités et le PdT avaient eu un ou des candidats?
Non mais nous aurions peut-être cherché à présenter quelqu’un sur leur liste. Nous ne voulions pas partir seuls. Du reste, des membres des trois formations à gauche du PS nous soutiennent.
Au fond, de quelle société rêveriez-vous?
D’une société qui serait la plus égalitaire possible. Où chacun aurait accès à un logement, à une bonne formation, à un emploi. Les outils de production devraient être aux mains de ceux qui travaillent par le biais de coopératives. Personnellement, je milite pour un monde où les valeurs morales et de solidarité prendraient le pas sur les valeurs matérielles. Au-delà des modèles économiques, une réflexion doit être menée sur notre société de consommation destructrice.
Pouvez-vous citer deux propositions de dans votre programme?
Nous demandons par exemple la gratuité pour la consommation de base de gaz et d’électricité. Ensuite, le tarif serait progressif. Dans le domaine de l’enseignement, nous sommes favorables à une formation obligatoire et gratuite jusqu’à 18?ans. Cela afin d’assurer une bonne base de savoir à tous et de limiter les risques de marginalisation.