«L'usine à théâtre est sur les rails», s'est réjoui le conseiller administratif Patrice Mugny jeudi devant les médias. Pour le chef des affaires culturelles genevoises, le fait que la Ville et l'Association pour la Nouvelle Comédie de Genève travaillent de concert depuis huit ans sur ce projet devrait être un gage de réussite.
Lieu exceptionnel
La Comédie, première institution théâtrale de Genève, est à l'étroit dans ses murs depuis des années. Une rénovation est exclue. Avec la Nouvelle Comédie, la Ville rêve d'un lieu exceptionnel qui dotera enfin Genève d'une scène assez grande pour accueillir certains spectacles. En février, le Conseil municipal a voté un crédit de quatre millions de francs pour l'étude de ce projet.
Le bâtiment sera inséré dans un quartier dont trois quarts du terrain appartiennent à la Ville et qui devrait se densifier avec de nouveaux logements et la gare du CEVA, la ligne ferroviaire reliant Cornavin à Annemasse (F). «Il sera possible de venir de très loin pour assister à des représentations», a souligné Rémy Pagani, en charge du Département des constructions et de l'aménagement de la Ville de Genève (DCA).
Deux degrés
Le concours se fera en deux tours. Outre la complexité du site, les concurrents devront tenir compte du contexte financier et de l'organisation interne du théâtre, a indiqué Isabelle Charollais, codirectrice du DCA. Dans un premier temps, les architectes feront une proposition schématique répondant aux conditions cadre. Les dix projets retenus seront ensuite développés avec l'aide d'un scénographe.
Les résultats du premier degré seront connus en mai et le lauréat en octobre 2009. Le jury dispose d'une somme de 320 000 francs pour l'attribution des prix. Quant à la Nouvelle Comédie, elle coûtera 60 millions et son budget de fonctionnement s'élèvera à environ 10 millions, contre 7 millions actuellement pour la Comédie.