Ce printemps, la commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients a décidé de sanctionner chacun des quatre médecins. Le premier a reçu un avertissement, le deuxième a été suspendu pour un mois, le troisième blâmé et le quatrième suspendu pour deux mois. SOS Médecins a recouru contre les suspensions.
Les faits remontent à 2008. Souffrant d’une angine à streptocoques, qui n’a été diagnostiquée par aucun des médecins, Mme D. a vu son état se détériorer de jour en jour jusqu’à ce qu’elle soit finalement hospitalisée dans un état très critique. Le choc septique était si grave que les poumons, les reins et le foie ne fonctionnaient plus et qu’elle souffrait de sévères troubles de la coagulation. Plongée dans le coma trois jours, elle n’a récupéré sa pleine capacité de travail que six mois plus tard.
Défendue par Me Mauro Poggia, Mme D. envisage aujourd’hui de déposer plainte pénale. Le directeur de SOS Médecins, le Dr Pierre Froidevaux, souhaite laisser la justice faire son travail, mais précise avoir été « très surpris » par les décisions de la commission de surveillance qui a rendu « un jugement incompréhensible ». Il évoque un diagnostic très difficile, « qu’aucun médecin à Genève n’aurait trouvé ». Selon lui, personne n’aurait dû être condamné dans cette affaire. De plus amples développements dans notre édition électronique (accessible aux abonnés en cliquant ici) et dans le journal de ce vendredi.