Quelque "1.500 personnes ont manifesté et on a dû les repousser à une ou deux reprises alors qu’ils tentaient de pénétrer" dans l’enceinte de l’ONU, a indiqué un porte-parole de la police.
Une centaine de policiers en tenue anti-émeute, soutenus par un canon à eau, sécurisaient les abords de la Place des Nations où étaient rassemblés les manifestants.
Certains d’entre eux ont lancé des bouteilles, des barres de fer et des bombes de peinture contre les policiers, qui ont riposté à coup de canon à eau, a précisé un photographe, ajoutant qu’une personne avait été arrêtée à l’issue des affrontements.
"Ils sont capables de nous envoyer la police, mais pas un diplomate", s’est insurgé Atchuthar Maalmarugan, président de l’association Forum Tamouls Suisse.
"On doit obtenir une réaction de l’ONU, mais ils ne nous écoutent pas", a-t-il souligné en assurant que l’armée sri-lankaise allait "massacrer" les civils tamouls ayant réchappé aux combats.
Les manifestants, qui étaient rassemblés depuis dimanche soir, scandaient des slogans et agitaient des drapeaux rouges aux couleurs des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE).
"Arrêtez immédiatement de tuer les Tamouls", pouvait-on lire sur une pancarte, tandis qu’une autre indiquait qu’"il est mieux d’avoir deux pays en paix qu’un pays en guerre".
"A cet instant même des civils continuent de mourir" au Sri Lanka, s’est exclamé un manifestant, Tharan Deivendran, se demandant "pourquoi l’ONU reste-t-elle silencieuse?".
"Nous resterons ici jusqu’à ce que (la communauté internationale) trouve une solution" pour les dizaine de milliers de civils blessés ou déplacés dans les combats entre les LTTE et l’armée sri-lankaise, a renchéri Maharajah Mahaventhan.
L’armée sri-lankaise a annoncé lundi que l’ensemble de l’île était sous le contrôle du gouvernement et que les combats étaient terminés.
L’ensemble de la direction des Tigres tamouls du Sri Lanka, y compris leur chef suprême Velupillaï Prabhakaran, a été anéanti par l’armée gouvernementale, selon la télévision publique.