Les gros cadenas ont été remplacés par une chaîne plus sobre, mais le portail du parc des Délices reste fermé pour qui souhaite y pénétrer par la rue du même nom. Cet espace public, hier encore fréquenté par des mauvais coucheurs, manque un peu de vie et de couleur comme tous les parcs de la ville. Sauf dans sa partie obturée par souci de sécurité.
L’une des deux palissades jaunes, posées il y a quelques semaines sur ordre du magistrat Pierre Maudet, vient de se transformer en fresque murale. Le travail d’une nuit, assez artistique dans son rendu. De loin, on dirait une œuvre de Poussin, de celles peintes il y a dix ans par l’artiste carougeois pour « La Bayadère » du Grand Théâtre. De près, le graphisme est plus de son époque. La bombe a remplacé le pinceau. Une manière somme toute assez ludique de détourner un support sécuritaire sans tomber dans le vandalisme. L’entrée principale, elle, reste fermée jusqu’à nouvel ordre.