Les Transports publics Genevois lancent une nouvelle campagne de lutte contre les fraudeurs. Et ils serrent la vis. Dès septembre, les personnes n'ayant pas acheté de titre de transport devront systématiquement présenter une pièce d'identité aux contrôleurs et seront enregistrées dans leur base de données.
Il sera possible de produire une carte d'identité, un permis de conduire, un permis d'établissement, un permis de séjour ou une carte de légitimation pour les diplomates. En l'absence de tout justificatif, les TPG peuvent, avec un nom, appeler les services de police afin de vérifier les informations.
Montant doublé
Jusqu'à présent, le resquilleur avait le choix: il payait 80- sur le moment ou 120- pour un paiement différé. Dorénavant, celui qui se fera pincer une deuxième fois dans les 12 mois sera soumis à une surtaxe conséquente: 240 francs.
"Nous nous sommes rendu compte que les mesures en place n'étaient pas suffisantes" explique Isabel Pereira, porte-parole des TPG. "En introduisant cette notion de récidive, nous ne cherchons pas à faire de l'argent mais bien à pousser les usagers à acheter leurs billets. "
Une campagne d'information est parallèlement mise en place. Des pancartes sont déjà installées dans les tramways. Des dépliants seront aussi fournis aux fraudeurs leur expliquant à quelles sanctions ils s'exposent désormais.
L'entreprise estime entre 8 à 10 millions de francs, chaque année, le montant du manque à gagner dû aux fraudeurs. Le taux de fraude oscille entre 4 et 5% des passagers.