D’ici à quelques semaines, ils découvriront avant nous Google TV, une nouveauté «aussi importante que lorsque la télévision est devenue en couleur», selon ses promoteurs.
Parmi ceux-ci figure en bonne place la société suisse Logitech. Hier, son patron a promis qu’il investirait des millions dans la promotion de Google TV. Pour que personne ne puisse ignorer son existence.
Il veut ainsi convaincre que l’heure est venue d’abandonner la télé à programme fixe. Que cette manière de consommer, marquée au coin du XXe siècle, ne survivra pas dans la société connectée. Qu’il sera temps de ricaner de ceux qui resteront soumis à l’horaire des chaînes.
Les milliards de téléspectateurs de la planète ne se plaignaient pourtant pas beaucoup jusque-là. Mordront-ils à l’hameçon de ce progrès dont on va leur asséner les vertus à grands frais? De nouveaux besoins naîtront-ils, à l’instar de ce qu’ont su réaliser les fabricants des téléphones «intelligents»?
Associé au géant d’Internet, le maître du monde en matière de souris assure en tout cas ses arrières dans ce marché gigantesque, friand de nouveautés de ce genre. Le génie de sa stratégie? Se tourner avec force vers un avenir… dont il dessine lui-même les contours.