L’édition de Genève sera la première à être en bilingue : français et anglais. La deuxième langue a été rajoutée puisqu’il s’agit « d’une ville internationale et touristique », explique Rolf Mutter de l’entreprise Carletto, distributeur du Monopoly en Suisse. Autre nouveauté, le dé rapide, qui permet d’acheter des biens directement. De couleur rouge, il sera ajouté aux deux dés traditionnels. Ainsi, « la partie dure environ une heure à une heure trente, au lieu des trois heures habituelles, » assure Thierry Karpiel, directeur de Winning Moves, la société qui édite les Monopoly.
« Dans les années nonante, nous avons remarqué que les gens aimaient jouer avec des rues qu’ils connaissaient, » souligne Thierry Karpiel. Depuis, les versions citadines du jeu ont fleuri un peu partout dans le monde. Pour la Suisse, Bâle a été la première ville, suivie de Zurich. La prochaine sera Berne.
Depuis une année, les versions du Monopoly évoluent en s’uniformisant. Il y a dorénavant un seul packaging et une monnaie universelle. En 2001, Genève avait eu sa propre version, en francs suisses. Autre différence de taille : à l’époque, les rues qui apparaissaient sur le jeu avaient été vendues à des commerçants. Les critères de sélection étaient donc basés sur la publicité. Pour la version 2010, les rues ont été choisies en collaboration avec des entreprises genevoises, et encore contrôlées par la Ville. La rue du Rhône est la plus chère.