Pour le Genevois Jean Ziegler, «la façon dont Kadhafi est mort est l’illustration même de sa folie.» Après la chute de Tripoli, Mouammar Kadhafi aurait pu suivre sa famille qui s’est réfugiée à l’étranger, déclare le sociologue. «Ou négocier. Or, il n’en a rien fait. C’est une fin à la Hitler, par refus de la réalité», déclare Jean Ziegler.
Si l’homme ne peut se réjouir de la mort de quiconque, le sociologue se dit soulagé: «Tout le monde craignait qu’il se réfugie dans le Tibestie où Kadhafi a accumulé des dépôts d’armes gigantesques. Nous avions peur qu’il parvienne à s’y rendre pour mener une guerre de 30 ans contre la nouvelle Libye».
Enfin, le Genevois regrette qu’il n’ait pas été traduit devant la justice internationale. «Voir Kadhafi à La Haye aurait servi d’exemple et d’avertissement pour d’autres tyrans, comme Bachar el-Assad.» Toutefois, la mort du dictateur libyen «ouvre la voie à la construction d’un Etat de droit pour le peuple libyen.»