Christian Grobet considère plus dangereuse encore la proposition de rattacher la Chancellerie au président et non plus au Conseil d'Etat. "La Chancellerie doit rester indépendante", estime l'ancien magistrat. Sur les deux points, il ne sera pas suivi.
Karin Bachmann pour les Verts défend un président durable, mais aussi un département présidentiel qui, "comme à Bâle-Ville, se verrait attribuer la planification des tâches du gouvernement et les relations extérieures." Jocelyne Haller (Solidarités) défend son rapport de minorité et le caractère collégial du gouvernement: "Les relations extérieures sont parfaitement assumées aujourd'hui par l'ensemble des élus en fonction de son dicastère."
Michel Hottelier se dit interpellé par les propos de ses collègues Pardo et Ducommun. Le libéral ne croit pas que le président sera un chef de gouvernement. Il ne sera pas un premier ministre. Il ne pourra pas démettre ses collègues ni répondre de la politique du gouvernement devant le parlement. Il ne sera que le premier des ministres. Il soutient néanmoins la réforme proposée.
Au vote, à une forte majorité, la durée de la présidence est portée de un an à cinq ans. Le président du Conseil d'Etat sera désigné par le Conseil d'Etat et non par le Grand Conseil comme le souhaitaient les radicaux.
Le Grand Conseil aura son mot à dire sur l'organisation du Conseil d'Etat. Il pourra par voie de résolution refuser la reconfiguration des départements devenue pratique courante ces dernières législatures.
La Constituante crée aussi un Département présidentiel en charge notamment des relations avec la Genève internationale et la région. Il sera également responsable de la Chancellerie d'Etat.
A noter encore que le Conseil d'Etat sera élu pour cinq ans au système majoritaire à deux tours. Le premier nécessiter la majorité absolue pour être élu. Il sera organisé en même temps que l'élection du Grand Conseil. En cas de deuxième tour, la majorité relative suffira pour être élu.