Les opposants au grand collisionneur de hadrons (LHC), regroupés sous la bannière «conCERNed international», estiment que les expériences qui vont être menées au sein de l'accélérateur comportent des risques que les responsables du CERN (Centre européen de recherche nucléaire) ont mal évalués.
Lors des collisions de particules à très haute énergie, la matière sera dans un état jamais encore observé à ce jour. Lors de ces situations extrêmes, les opposants au LHC craignent la formation de micro trous noirs qui pourraient aspirer l'environnement autour d'eux et provoquer peut être la fin du monde.
ConCERNed international demande que le CERN renonce à des collisions à très haute énergie aussi longtemps qu'il n'existe pas de preuve formelle que ces mini-trous noirs sont inoffensifs pour la vie et la planète Terre. Selon l'association, des expériences sont prévues pour faire la lumière sur cette question.
Dans sa plainte devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU, conCERNed international estime que la Suisse et la France, en tant qu'Etats hôtes du LHC, ont une responsabilité particulière dans cette affaire. L'Allemagne, gros contributeur du CERN et membre du Conseil de l'organisation, est aussi spécialement visée.
De son côté, le CERN a toujours affirmé que les expériences qui seront conduites au sein LHC sont sans risque.