Dans un premier temps, le LHC aurait dû redémarrer ce printemps, puis en juillet. Avec une remise en service en septembre, les premières collisions pourront survenir en octobre, a indiqué lundi soir le CERN au terme d'un atelier d'une semaine suivi par sa direction à Chamonix (F). Le grand collisionneur de hadron (LHC) subira une nouvelle interruption à Noël pour une «courte pause technique», précise le CERN.
Les chercheurs devraient disposer des premières données à analyser dès octobre 2010, selon le nouvel agenda déterminé par la direction de l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN). Cet agenda est «serré mais réaliste», précise-t-elle.
Causes de la panne
Lors de son atelier à Chamonix, la direction a pris connaissance des causes de la panne. Celle-ci a pu être attribuée à une connexion électrique défectueuse entre des segments du câble supraconducteur du LHC. Suite à l'incident, deux autres connexions suspectes ont été découvertes, précise le CERN.
Selon lui, «des progrès prodigieux» ont été réalisés pour la mise au point de techniques permettant de détecter la moindre anomalie. Cela permettra de détecter plus précocement tout nouveau raccord suspect durant l'exploitation.
Beaucoup d'espoir
Victime d'une panne en septembre, peu après sa mise en marche et peu avant son inauguration en grande pompe, le LHC a été conçu pour faire s'entrechoquer des protons ou des ions de plomb se déplaçant à des vitesses proches de celle de la lumière, à des énergies encore jamais atteintes. Les physiciens placent beaucoup d'espoir dans le LHC, qui pourrait être la source de découvertes importantes.
Enterré 100 mètres sous terre dans un anneau de 27 kilomètres situé à cheval sur la frontière franco-genevoise, l'accélérateur aura coûté plus de 6 milliards de francs. Il est le fruit d'une collaboration scientifique internationale.