Une fumée noire, visible loin à la ronde, recouvre la zone industrielle de Meyrin (Zimeysa) hier à la mi-journée. Des flammes s’échappent d’un bâtiment du chemin des Léchères, dans la zone industrielle de Meyrin. La carrosserie, installée au bas de l’immeuble, s’est embrasée pour une raison inconnue vers 13?heures.
Voies CFF coupées et parking du Salon fermé
Rapidement sur place, la police boucle la route du Nant d’Avril, entraînant la fermeture d’un des parkings du Salon de l’auto. Les voies CFF de la ligne reliant Cornavin à La Plaine ont également été fermées, provoquant des perturbations sur le trafic local et le réseau TGV vers la France.
Le trafic aérien n’a pas été touché, mais les passagers atterrissant sur Genève par ce temps de bise étaient aux premières loges, en passant juste derrière l’épaisse fumée.
Risque d’effondrement
Des dizaines de badauds s’amassent rapidement autour des lieux du sinistre, observant le bal des pompiers derrière le cordon de sécurité. «J’ai vu de la fumée depuis chez moi, explique un ado des Charmilles. Alors j’ai appelé des copains et on est monté.»
Les services sanitaires préparent leur matériel, au cas où il y aurait des personnes à soigner sur place. Mais les premières informations indiquent que le sinistre n’a pas fait de blessés. La carrosserie était apparemment vide au départ du feu.
«L’incendie a été circonscrit aux alentours de 14?heures», indique le capitaine Michel Bernard, du SIS. D’importants moyens ont été nécessaires pour lutter contre le brasier. Les soldats du feu – 25 hommes du Service d’incendie et de secours (SIS), appuyés par 9 pompiers du Service de sécurité de l’aéroport (SSA) et 19 volontaires provenant des compagnies de Meyrin et de Satigny – sont arrivés à bout des flammes vers 16?heures.
«Les pompiers s’activent encore à sécuriser le bâtiment, qui menace de s’effondrer, précise Philippe Cosandey, porte-parole de la police. Pour l’heure, le chemin reste fermé à la circulation.» Tout était terminé en fin de journée.
Voici deux vidéos Scoopmobile envoyées par Stéphane Kolly