La maire de Collex-Bossy et l’un des conseillers administratifs du Grand-Saconnex se confient, ils avouent que la charge peut parfois être bien lourde. Leur mandat de magistrat, s’il est véritablement gratifiant et passionnant, n’en demeure pas moins éreintant. A quelques mois des élections municipales, et à l’heure où, en Ville de Genève, les candidats Verts et socialistes se bousculent et permettent une offre des plus diversifiées, dans les communes, il faut parfois faire preuve de beaucoup de persuasion et d’habileté pour attirer les candidats. Une des principales différences entre les deux fonctions: la professionnalisation. Dans certains villages, l’abnégation ne suffit plus, il s’agit aussi d’être bien organisé et un peu comptable de ses heures. Car le mandant vire au sacrifice. Laissant ainsi de préférence la place à ceux qui disposent, notamment grâce à leur profession, de temps, d’aide et d’argent. Or, l’activité de la commune ne peut pas dépendre du seul métier de ses magistrats pour preuve de leur engagement. La politique de proximité est l’un des ressorts de notre système, un de ses fondements élémentaires. Et elle doit le rester. Sa reconnaissance et sa défense sont essentielles si les communes veulent être représentées au mieux et au plus près de leur intérêt public. Négliger de soutenir ces magistrats pourrait, à l’avenir, en décourager plus d’un.