Les futurs marathoniens qui s’entraînent le long des quais l’ont dans le nez et avancent au pas. Les arbres, eux, malgré leurs cimes pleines de feuilles, résistent et ne cassent pas.
Deux sorties pompiers sur ce front-là depuis ce matin. Sans échelle et avec un seul fourgon. C’est modeste. «Une soufflette», de l’avis des urgentistes du bucheronnage. Une soufflette qui souffle quand même et agite les eaux du lac. Des victimes ? Oui, le couple de cygnes qui a fait son nez au pied de la jetée du port Wilson. Les vagues l’ont repoussé, la mère a quitté sa ponte. Complète, la ponte: sept œufs douchés par une eau très froide. Le jardinier municipal a volé à leurs secours en milieu de matinée, avant d’appeler le Centre ornithologique de réadaptation (COR). Transfert sanitaire vers Genthod où une couveuse a pris le relais. Ce manque d’incubation de plusieurs heures rend pessimiste.
Au COR, le téléphone n’arrête pas de sonner depuis l’ouverture quotidienne de la ligne, à 8h. Quantité d’oiseaux (merles, verdiers, corneilles) ont vu leurs nids précipités dans le vide. Cinq martinets ont fini leur vol contre des baies vitrées.
Les gros oiseaux qui décollent et atterrissent de Cointrin supportent cela avec des turbulences. Les petits mettent en péril leur descendance.
Pour la sauver, ne pas hésiter d’appeler chaque jour le Centre ornithologique au 079 624 33 07.