Cela n’était arrivé que quatre fois en septante-cinq ans d’histoire. Comme en 1938, 1939, 1940 - trois éditions annulées en raison de la guerre - et 2001, la 72e Coupe de Noël n’aura pas lieu ce dimanche matin. Une bise noire, avec des pointes mesurées à 75 km/h, et une rade chahutée par de grosses vagues auraient rendu l’épreuve trop dangereuse pour les 808 nageurs inscrits.
Pour les organisateurs de Genève Natation, la décision de décommander la Coupe tombe sous le sens. «On a suivi les recommandations de la capitainerie et de la police du lac, confirme Christophe. Il y a huit ans, c’est le froid glacial qui avait gelé et rendu impraticable le ponton de départ. Là, ce sont les conditions de nage extrêmement difficiles qui menaçaient la sécurité des participants. Pas question de prendre le moindre risque.»
Si les nageurs (et le public) pourront donc rester sagement sous la couette, ils ne s’en sortiront pas ainsi! «Si on obtient les autorisations, on espère reporter l’épreuve au 14 février. Un coup de cœur pour la Saint-Valentin», confie Christophe Jacot. Une décision définitive sera prise dans les prochains jours.