Une nouvelle enveloppe au vitriol a été reçue par la famille d’un banquier genevois, a appris hier soir la Tribune de Genève. Cela fait au total neuf colis piégés envoyés à des personnalités du monde de la finance: huit à Genève et une dans le canton de Vaud. Averti du danger, le dernier destinataire ne s’est pas blessé.
Envoyée en même temps que les autres?
Interrogé à ce sujet, Me Michel Halpérin, avocat d’un certain nombre de victimes, indique qu’il n’est pas au courant de ce nouvel envoi mais que ça ne le surprend guère: «Il peut avoir été expédié plus tard que les autres ou alors en même temps, et le destinataire ne l’a découvert qu’à son retour de vacances.»
Du côté de la police et de la justice, on confirme qu’«à ce jour et à notre connaissance, il y a bel et bien neuf enveloppes envoyées». Où en est l’enquête? Une piste a-t-elle été trouvée? Impossible d’en savoir plus pour l’instant.
Rappelons que la plupart de ces enveloppes à bulles ont été envoyées durant le week-end du 21 au 22 août à des personnes connues du monde de la finance (lire nos éditions des 25, 26 et 27 août). A l’intérieur, une petite boîte contenant de l’acide sulfurique. Un produit extrêmement corrosif et dangereux.
C’est ainsi que quatre personnes ont été blessées en les ouvrant dont une fillette de 8?ans, brûlée aux mains et aux genoux. Les colis avaient été envoyés au domicile des personnes concernées et adressés pour la majorité d’entre eux aux épouses des banquiers.
L’acide sulfurique, autrement dit le vitriol, se trouve en vente libre dans les drogueries. Les adresses des différents destinataires ont été écrites à la main mais à l’aide d’un chablon comme en utilisent les architectes.
Autant d’éléments qui rendent l’enquête difficile.