C’est ce qu’a annoncé mardi à la Radio suisse romande la ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey.
La conseillère fédérale n’a pas précisé si une date est déjà prévue. Des discussions sont en cours et "on fait tous les efforts possibles et imaginables et on est très créatif au niveau des efforts", a expliqué Micheline Calmy-Rey.
Cette rencontre vise à mettre fin à la brouille entre les deux pays survenue après l’arrestation à Genève d’un des fils du leader libyens. Depuis cette affaire, deux Suisses sont retenus en Libye.
La crise a éclaté après l’arrestation d’Hannibal Kadhafi et de son épouse Aline, enceinte, le 15 juillet dernier dans un hôtel de Genève. La procédure pénale à l’encontre du couple a été classée en septembre 2008 suite au retrait des plaintes des deux domestiques qui les accusaient de maltraitance. La Libye a alors exigé des excuses de la part de la Suisse.
Début avril dernier, la Libye a déposé une plainte civile contre l’Etat de Genève. Elle estime que la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires a été violée et que la caution fixée pour la libération des époux Kadhafi - 500.000 francs - était trop importante. Les plaignants demandent 470.000 francs de réparations pour les dommages matériels, ainsi qu’un dédommagement de 40.000 francs pour tort moral et 10.000 francs pour leur fils.