La course autour du monde de trois véhicules électriques s’est terminée jeudi avec succès à Genève après un périple de 28’000 kilomètres. L’équipage suisse d’Oerlikon Solar a obtenu le plus de points, devant les équipes allemande et australienne.
Un quatrième véhicule, sud-coréen, a dû abandonner la course après mille kilomètres. Les trois autres véhicules électriques n’ont eu que de «petits problèmes techniques», a affirmé l’organisateur de cette course sans émissions de CO2, Louis Palmer.
Les trois équipages se sont embrassés à leur arrivée au Palais des Nations, où ils ont été accueillis avec des applaudissements par des représentants de l’ONU. Ils étaient partis du même endroit le 16 août et ont traversé l’Europe, la Russie, le Kazakhstan, la Chine, le Canada, les Etats-Unis pour rejoindre le Mexique au moment de la conférence de Cancun sur le climat fin novembre.
Puis ils ont rejoint Genève par le Maroc, l’Espagne et le France. «Le plus difficile a été pour les équipes de tenir le coup physiquement au rythme d’environ 500 km par jour», a affirmé Louis Palmer.
Le changement est possible
«Les voitures électriques et les énergies renouvelables sont notre futur. Le changement est possible», a déclaré le militant écologiste qui s’était déjà illustré en 2007 et 2008 en faisant le premier tour du monde en taxi solaire sans consommer une goutte de carburant.
L’équipage suisse du «Zerotracer» d’Oerlikon Solar, de Tobias Wülser et Frank Loacker, a reçu le maximum de points donnés par des jurys locaux pendant la course en fonction de 40 critères, comme la puissance d’accélération, le design, la sécurité, la fiabilité. L’équipe allemande du «Vectrix», un scooter électrique, est arrivée seconde, devant le véhicule australien «Trev».
«C’est un moment historique dans l’histoire de l’automobile. Cette course a montré qu’il est possible de se passer des énergies fossiles», s’est félicitée une représentante du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) Sylvie Motard.
«Cette course nous montre l’exemple. Nous avons tous à gagner la course contre le changement climatique», a affirmé pour sa part le directeur général de l’ONU Sergei Ordzhonikidze. «Nous ne pourrons gagner que si nous faisons tous ensemble des changements dans notre vie quotidienne», a-t-il souligné.