COLLOQUE

Genève organise une journée sur le patrimoine archéologique régional en danger

Par ÉTIENNE DUMONT le 01.11.2011 à 11:21

La chose se déroulera le 17 novembre au Musée d’art et d’histoire. les intervenants seront Suisses, Italiens et Français. Entrée libre.

Comme en musique, le patrimoine archéologique connaît le majeur et le mineur. Le premier comporte les lieux les plus connus, lentement usés par le tourisme. Ils vont des Pyramides d’Egypte au Colisée. Le second regroupe les innombrables sites réels et potentiels. Une vaste exposition organisée au Grand Palais de Paris, il y a bien des années, expliquait qu’en France, on en comptait un tous les dix kilomètres carrés, en allant de la préhistoire à l’industriel.

Ce patrimoine connaît un danger permanent. Le Musée d’art et d’histoire de Genève va proposer le jeudi 17 novembre une journée centrée autour des problèmes actuellement posés. «Ce phénomène s’est considérablement accéléré ces trois dernières décennies, en raison notamment de la généralisation de l’usage de détecteurs de métaux de plus en plus performants pour un prix de plus en plus modique.»

Objets sur Internet

Du coup, le musée dirigé par Jean-Yves Marin a conçu cette journée, qui servira en quelque sorte de pendant aux deux journées axées autour du pillage des pays du Tiers-monde. De très nombreux objets déterrés finissent en effet sur les sites Internet d’enchères. Ces objets disparaissent du coup à l’étude. «L’urgence de la situation rend plus nécessaire que jamais la mise en commun des expériences collectées par les archéologues et les musées régionaux.»

A cet égard, il faut cependant préciser que les législations varient d’un pays à l’autre. En Grande-Bretagne, par exemple, la recherche reste libre. Une exposition du British Museum a ainsi pu présenter les trouvailles effectuées par des amateurs. Il en est de capitales. Il faut donc négocier avec certains archéologues du dimanche lors de très importantes trouvailles dans le domaine romain ou celte. Une vitrine du British présentait le cas le plus étrange. Un marteau était tombé dans un trou du terrain. Il y avait un trésor. Le marteau en question se voyait présenté en regard. L’idée anglaise est d’éviter que les inventeurs (littéralement ceux qui trouvent) fondent les objets de métal précieux.

Trois séances

Pas d’Anglais qui risqueraient d’apporter des voix discordantes au musée le 17 novembre! Tout commencera par l’accueil à 9 heures. Le colloque se verra ouvert à 9h30 par Jean-Yves Marin et l’archéologie cantonal Jean Terrier. A 9h45, Matteo Campagnolo présentera le «trésor de Conrad» comme «un cas d’espèce». Première séance à 10h25. Il s’agira de présenter le travail des services cantonaux en Suisse, régionaux en France et des surintendances en Italie du Nord.

A 11h30, deuxième séance. Il sera cette fois question de la politique des musées tant suisses que français ou italiens. Après une discussion et quelques nourritures, la séance numéro trois débutera à 14h30 Elle se présentera sous la forme d’une table ronde. Discussion à 16h. Synthèse à 17h avec Jean Terrier et Jean-Marc Haldimann, encore pour peu de temps conservateur du département d’archéologie du musée.

Pratique

Musée d’art et d’histoire, 2, rue Charles-Galland, 17 novembre dès 9 heures. Tél. 022 418 26 00, site www.ville-ge.ch/mah Entrée libre, sans inscription.

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